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Vers un retour des quotas laitiers ?

La Commission européenne est favorable à des limitations temporaires de la production de lait. Objectif : endiguer la chute des prix. Une mesure qui irait dans le bon sens selon les agriculteurs FDSEA de Haute-Saône.  

Le prix du lait jugé insuffisant par les agriculteurs
Le prix du lait jugé insuffisant par les agriculteurs © maxppp
En Haute-Saône, la crise agricole qui touche les exploitations est loin d'être enrayée. Les exploitations ont touché les premières aides d'urgence. Une moyenne de 3600 euros par exploitation. De quoi règler quelques factures en attente.

Mais les agriculteurs aimeraient surtout retrouver des prix de vente corrects. Les prix du lait ont chuté ces derniers mois en raison d'une surproduction. Alors le retour des quotas, la FDSEA y est bien sûr favorable. Si les quotas font leur réapparition, en revanche il faudra du temps pour réguler à nouveau le marché du lait, résume les agriculteurs. 

Un retour des quotas laitiers ? 

Rien n'est acté. Mais sur le papier, la Commission de Bruxelles est donc favorable à des mesures pour limiter la production de lait

Devant les ministres de l'Agriculture des 28 réunis lundi à Bruxelles, le commissaire européen Phil Hogan s'est dit "prêt à proposer" l'activation d'une mesure permettant aux opérateurs du secteur laitier de s'entendre, sur une base volontaire, sur des limitations de la production pour une période de six mois (renouvelable une fois).

L'objectif est de mettre fin à l'effondrement des prix au moment où l'offre dépasse largement la demande dans des pans entiers de l'agriculture européenne, notamment dans le lait et la viande de porc. Le plan d'urgence débloqué il y a six mois n'a pas suffi à soulager le secteur.

Pour lutter contre l'appauvrissement des exploitations, Phil Hogan a proposé aussi un doublement, pour une période limitée, des niveaux autorisés de stockage pour le lait écrémé en poudre et le beurre, à respectivement 218.000 tonnes et 100.000 tonnes.

Pour la première fois a été pris en compte le fait que nous étions en surproduction et qu'il fallait des mesures pour limiter, modérer, maîtriser la production"

a souligné Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture.

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Où en sont les agriculteurs ?

 

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