Histoires 14-18 : Nénette et Rintintin, porte-bonheur des poilus

Par France 3

Nénette et Rintintin, ces 2 poupées de laine sont nées en 1918. Reliées par un cordon, elles étaient inséparables. C’est ainsi qu’on les portait : autour du cou. Ces poupées étaient censées protéger des obus et des bombardements.

Leurs noms ne doivent rien au hasard : Nénette, le garçon, et la fille, Rintintin, sont à l’origine de vraies poupées à tête de porcelaine. Leur créateur n’est autre que le dessinateur Francisque Poulbot. Ses poupées étaient vendues dans le catalogue des jouets de La Samaritaine pour Noël 1913.

Ils les avaient imaginées pour contrer les poupées faites en Allemagne, qu’il trouvait fort laides, mais qui avaient envahi le marché. Nénette et Rintintin étaient les petits noms que se donnaient Francisque Poulbot et sa femme.

Histoires 14-18 : Nénette et Rintintin, porte-bonheur des poilus
Gallica BNF - Pathé Gaumont - Collection privée Daneck Mirbelle - La Maison de la Poupée à Saint-Usuge  - France 3 - Caroline Jouret


En 1918 à Paris, on raconte qu’un jeune couple a échappé au bombardement de la capitale par les Gothas et par les obus à longue portée de la grosse Bertha. Nul ne sait qui a commencé à fabriquer des poupées de laine à leur effigie. Mais toujours est-il que tout le monde en veut. On se les échange, on les donne aux poilus. Elles concrétisent le lien entre eux et leurs femmes, leurs fiancées, leurs marraines de guerre.

Des nénettes et rintintins on en fera jusque dans les années 50. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. En 1918 des aviateurs Américains découvrent une portée de chiots bergers-allemands dans les décombres d’un chenil. Le capitaine Lee Duncan adopte un mâle et une femelle. Il les nomme nénette et rintintin.

Le chien, particulièrement intelligent. C’est lui, puis ses descendants, que l’on verra quelques années plus tard dans la série télévisée : « les aventures de Rintintin » avec son petit maître Rusty au fort Apache. Rintintin est mort en 1923. Son corps a été rapatrié en France. Il repose au cimetière des chiens à Asnières-sur-Seine.


Remerciements à la Maison de la poupée à Saint-Usuge (71)

 

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