Jeux olympiques de Pyeongchang : les députés votent la défiscalisation des primes des médaillés

Parmi les athlètes français médaillés à Pyeongchang, la Franc-Comtoise Anaïs Bescond, ici en or avec le relais mixte de biathlon. / © FRANCK FIFE / AFP
Parmi les athlètes français médaillés à Pyeongchang, la Franc-Comtoise Anaïs Bescond, ici en or avec le relais mixte de biathlon. / © FRANCK FIFE / AFP

Les députés ont voté mardi l'exonération des primes versées aux Français médaillés aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Plusieurs athlètes, en tête desquels Martin Fourcade et Marie Bochet, protestaient contre une inégalité de traitement avec les JO d'été.

Par ML avec AFP

Ils dénonçaient une « injustice » par rapport à leurs homologues des Jeux d’été. Les médaillés français des J.O. de Pyeongchang ne seront finalement pas taxés sur la prime versée par l’Etat aux athlètes montés sur le podium (50.000 euros pour l’or, 20.000 euros pour l’argent, 13.000 euros pour le bronze). La commission des Finances de l’Assemblée nationale a voté mardi son exonération complète et permanente, sous la forme d’un amendement au projet de budget 2019.
 

Le texte était porté par Perrine Goulet, qui assurait ne pas vouloir d’une "inégalité de traitement" entre les Jeux olympiques d’été et d’hiver, les primes de Rio 2016 n’ayant pas été fiscalisées. Autre intention de la députée (LREM) de la Nièvre : "envoyer un signal cohérent avec la préparation des Jeux parisiens de 2024".
 

Début octobre, Martin Fourcade – cinq titres olympiques en biathlon – et Marie Bochet – octuple championne paralympique de ski – avaient adressé une lettre à Roxana Maracineanu pour protester contre la fiscalisation de leurs primes. « Les athlètes, au même titre qu'un professeur, qu'un gendarme ou que quelqu'un de l'armée, qu'un chef d'entreprise, doivent aussi participer à cette contribution qui est proposée à tout le monde en faveur de la société et des plus faibles, avait réagi celle-ci le 8 octobre. Néanmoins il reste ce traitement qui doit être équitable."
 

« Je ne vois pas pourquoi il y aurait un traitement différent entre les athlètes d'été et ceux d'hiver, a également protesté Anaïs Bescond auprès de France 3. Je trouve ça triste qu'il y ait une inégalité comme ça. Nos médailles n'ont pas moins de valeur que les leurs. » A Pyeongchang, la biathlète jurassienne avait décroché trois médailles : le bronze en poursuite et relais féminin, l’or en relais mixte.
 

 

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