La protection judiciaire de la jeunesse ouvre ses portes

A l'occasion du 70ème anniversaire de l'éducation surveillée, la Protection judiciaire de la jeunesse ouvre les portes de ses établissements. Il en existe six en Bourgogne, qui prennent en charge les mineurs délinquants placés par la justice. 

A l'occasion du 70ème anniversaire de l'éducation surveillée, la Protection judiciaire de la jeunesse ouvre les portes de ses établissements.
A l'occasion du 70ème anniversaire de l'éducation surveillée, la Protection judiciaire de la jeunesse ouvre les portes de ses établissements. © France 3 Lorraine
En plein coeur de Dijon, une maison de la seconde chance. Iliès a 16 ans à peine, mais comme d'autres ici, il a déjà goûté à la prison, pour des actes de violences contre la police.

Neuf garçons et filles délinquants âgés de 16 à 18 ans vivent dans ce centre. Ils ont comme bagage un casier judiciaire chargé : vol à main armé, agression sexuelle, trafic de drogue. Des délits graves. Ce placement, c'est leur dernière chance d'éviter la prison.

Tous ont été placés ici par un juge, certains depuis plus d'un an. Ici, ils doivent se construire un avenir. Ceci passe par des activités et par l'école.

La grande majorité des jeunes qui passe par ces foyers ne récidive pas. Si la dynamique de la délinquance n'est pas rompue, la justice doit prendre le relais. Le taux de récidive serait de 5 %.

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La protection judiciaire de la jeunesse ouvre ses portes .



Les chiffres de la délinquance en France montrent que la proportion de mineurs concernés n'est pas plus importante que celle des majeurs.

234 000 jeunes de 10 à 17 ans ont été impliqués dans une affaire pénale en 2014, soit 3,6 % de cette tranche d'âge. Près de la moitié d'entre eux avaient 16 ou 17 ans, 40 % entre treize et quinze ans, 9% moins de treize ans.

Ces dix dernières années, le nombre de mineurs délinquants a augmenté de 3 % contre 11 % pour les majeurs. Il a tendance a baisser depuis 2010.

Dans 47 % des cas, il s'agit d'atteintes aux biens sans violence, autrement dit des vols. 24 % correspondent à des infractions violentes, 18 % concernent des usages ou détentions de stupéfiants.

Le recours à la justice est plus fréquent : dans plus de 90 % des cas en 2014 contre 60 % il y a 10 ans.
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