• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ÉCONOMIE
  • DÉCOUVERTE
  • JUSTICE
  • SPORT

Alstom : le PDG Henri Poupart-Lafarge s'expliquera cet après-midi devant le CCE

Henri Poupart-Lafarge en mai 2015 dans l'usine Alstom de Belfort / © maxppp
Henri Poupart-Lafarge en mai 2015 dans l'usine Alstom de Belfort / © maxppp

Un comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire consacré à la stratégie d'Alstom et à l'usine historique de Belfort est prévu à partir de 14h30 au siège du constructeur ferroviaire à Saint-Ouen, près de Paris, en présence du PDG. Ses explications et annonces sont très attendues. 

Par Sophie Courageot

Il s'agit du premier face-à-face entre le PDG et les représentants du personnel depuis que le groupe a annoncé, il y a bientôt trois semaines, son intention d'arrêter la production de trains à Belfort d'ici deux ans.

M. Poupart ne peut attendre la fin de la semaine sans rien nous dire"

estime Daniel Dreger, représentant CGT, convaincu que le PDG "viendra nous présenter quelque chose de nouveau".

Est-ce qu'ils vont nous présenter un plan de compétitivité, un plan avec un saupoudrage de charges sur les 12 sites français?"

s'interroge le délégué.

400 emplois menacés à Belfort


Faute de commandes, la direction a annoncé le 7 septembre son intention d'arrêter  d'ici deux ans la production de trains à Belfort pour la transférer à Reichshoffen, en Alsace. Seule l'activité de maintenance serait maintenue dans la cité franc-comtoise. 400 des 480 emplois seraient transférés. 

Après avoir dénoncé l'annonce "brutale" d'Alstom, le gouvernement a promis des "réponses" d'ici "la fin du mois" pour sauver l'usine, d'où est sorti le premier TGV en 1971 et dont dépendent près de 900 emplois indirects.

Les salariés de Belfort et d'Ornans manifesteront demain à Saint-Ouen 

Demain mardi 27 septembre, les "Alsthommes" se feront entendre. Ils sont appelés à la grève et à se rassembler dès 11H00 devant le siège du groupe à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), où se tiendra un CCE ordinaire. L'intersyndicale (CFE-CGC, CGT, CFDT, FO) a symboliquement affrété un TGV pour l'occasion afin de convoyer les salariés de Belfort et d'Ornans (Doubs). Entre "1.000 et 1.500 personnes" sont attendues, d'après un des organisateurs.

A lire aussi

Sur le même sujet

Château du Clos de Vougeot : l'hologramme d'un moine cellerier

Les + Lus