Belfort : le Fort de la Justice va être rénové grâce à la fondation du patrimoine

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Écrit par Vanessa Hirson

A quelques centaines de mètres de la citadelle, le fort de la justice est un patrimonial en péril, muré et fermé en grande partie au public. Retenu par le fond "impact" de la fondation du patrimoine, le Fort de la Justice va bénéficier d'aide pour sa rénovation.

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Construit en 1826 dans le cadre d’un vaste projet de fortification de la ville, le Fort de la Justice de Belfort a subi les dommages du siège de 1870-1871 avant d’être le théâtre de combats meurtriers en 1940. Dans les années 1950, sa caserne servira d’abri de fortune à de nombreux travailleurs nord-africains.  

L’association Les Jardins du Fort de la Justice, en étroite collaboration avec la municipalité de Belfort, y a initié un projet de jardins d’artistes. Ils ont pu voir le jour en 2019 après une sécurisation et un nettoyage partiel engagés par la Ville.  

Le Fort n'est accessible que partiellement, l’objectif de cette restauration est de l’ouvrir entièrement au public et de permettre à des artistes, à des passionnés de jardins, à des écoles et des professionnels de disposer d’un lieu d’expression et d’expérimentation. Des visites guidées et des animations culturelles seront également proposées au public. "Nous avons un jardin d'artiste et nous travaillons beaucoup à l'extérieur mais beaucoup d'accès ou d'endroit sont en ruine et il est nécessaire de les sécuriser" explique Manuel Rivalin, adjoint au sport et à la culture à la ville de Belfort et président de l'association Les Jardins du Fort de la Justice.

Travaux pour sécuriser le fort de la Justice  

Pour élargir les zones accessibles au public, il est donc envisagé de créer un accès sécurisé sur la terrasse du fort pour y créer un point de vue panoramique, ainsi qu’une galerie d’accès à une poudrière. Dans les intérieurs du bâtiment, des travaux d’étanchéité seront entrepris depuis la terrasse afin de stopper les infiltrations qui dégradent les enduits et les murs en moellons sur tout le casernement.  

"On voudrait rénover des voûtes afin d'élaborer un parcours, faire une boucle et progressivement on pourrait aussi ouvrir d'autres salles. L'envie aussi est de restaurer un escalier pour y créer par la suite un belvédère" renseigne Manuel Rivalin.

Ces travaux de sécurisation de la galerie d’accès débuteront courant 2022. Le lancement d’une collecte de dons est prévu pour juin 2022. Le fond attribué est de 240.000 euros.    

Les cinq autres projets retenus pour un montant de 1,24 millions d'euros sont :

La distillerie Hardy-Tartane à La Trinité en Martinique. La restauration de cette distillerie inutilisée depuis 30 ans, permettra de renforcer l’attractivité économique du quartier, de développer le « spiritourisme » grâce à un parcours découverte et de relancer la production de rhum grâce à la restauration de ses anciennes machines (dotation de 200 000 €).

L’ancien groupe scolaire Monanges à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme. Une fois réhabilité, cet ancien groupe scolaire accueillera, d’ici 2023, 16 adultes en situation de handicap et 10 assistants au sein de deux habitats partagés, un appartement pour une famille de réfugiés concernée par une situation de handicap, ainsi qu’un foyer pour 40 étudiants (dotation de 200 000 €)

Les anciennes mines de Pont-Péan en Ille-et-Vilaine. L’éco-rénovation de cette friche industrielle désaffectée, témoin du passé ouvrier de la commune, au coeur de l’une des plus grandes fermes solaires de Bretagne permettra d’y développer des activités culturelles (dotation de 200 000 €).  

Les ruines du choeur de l’ancienne église abbatiale d’Ourscamp dans l’Oise. Cette exceptionnelle « dentelle de pierres » gothique à ciel ouvert est actuellement menacée de disparition, si sa restauration n’est pas réalisée dans l’année (dotation de 200 000 €).

Le château-musée et la bibliothèque de Lourdes dans les Hautes-Pyrénées. Ce château-fort perché, qui abrite un Musée de France, est le symbole de la mémoire pyrénéenne. Sa restauration et sa modernisation rendront ses collections accessibles au public, permettant de diversifier l’offre touristique de la ville (dotation de 200 000 €).