Covid-19 : “Aller au plus près des citoyens”, le Territoire de Belfort met en place 11 points mobiles de vaccination

Le plus petit département de France, a déjà ouvert 4 centres de vaccinations en ville. Dès la semaine du 1er février, une offre de vaccination sera en place pour les zones rurales.

© Jean-Luc Flémal - maxPPP

“Ce qu’on voulait, c’est vraiment aller au contact avec les populations les plus isolées de notre département, et toucher des publics qui ne sont pas connectés aux plateformes de rendez-vous pour la vaccination” précise d’emblée Florian Bouquet, président du Territoire de Belfort.

Les Terrifortains prioritaires dans la phase de vaccination actuelle se sont déjà déplacés en nombre à l'hôpital du nord Franche-Comté, et aux centres de vaccination de Belfort, Giromagny et Granvillars. Près de 4.100 personnes sont à ce jour déjà vaccinées sur 15.000 personnes cibles de cette première phase.

Dès la semaine du 1er février, 330 doses de vaccin seront réservées pour une tournée en milieu rural. 11 points mobiles de vaccination vont ouvrir progressivement. Un médecin, une infirmière, un pompier pour la logistique, ce trio sillonnera les plus petites communes. Pour que personne ne soit à moins de 5 km d’un centre de vaccination, c’est l’objectif du conseil départemental.


Le calendrier des points de vaccination mobiles dans le Territoire de Belfort

 


Ces centres de vaccination seront ouverts de 9 heures à 18 heures, du lundi au vendredi et de 9 heures à 13 heures le samedi. Le public souhaitant se faire vacciner devra obligatoirement prendre rendez-vous par téléphone. Des flyers doivent être distribués dans les boites aux lettres. Le planning de vaccination sera connu chaque semaine, selon l'organisation et la disponibilité des doses de vaccins.

Cette campagne de vaccination s’adresse uniquement aux personnes n’ayant pas déjà été vaccinées et qui ne sont pas déjà inscrites dans un autre centre de vaccination. Les deux injections se feront dans la limite des doses fournies par l’Etat et obligatoirement dans le même centre de vaccination, indique le conseil départemental.

11 centres de vaccination mobiles vont ouvrir d'ici le 31 mars
11 centres de vaccination mobiles vont ouvrir d'ici le 31 mars © Conseil département du Territoire de Belfort


Une aide pour le déplacement des publics les plus fragiles vers les centres de vaccination


Pour toucher les publics les plus isolés de plus de 75 ans et bénéficiaires de l'APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) ou de la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) et qui auraient des difficultés pour se déplacer vers les centres de vaccination, le Département du Territoire de Belfort va prendre en charge le coût du déplacement aller et retour vers les centres de vaccination. Les personnes qui bénéficient des prestations d'un service d'aide et d'accompagnement à domicile (SAAD) pourront solliciter leurs intervenants pour les accompagner vers le centre de vaccination le plus proche. Une heure sera prise en charge par le département.
 

Un léger mieux épidémique dans le Territoire de Belfort


Lors de la présentation du dispositif de vaccination mobile, le préfet Jean-Marie Girier a rappelé que le Territoire de Belfort restait dans une situation épidémique bien supérieure à la moyenne nationale. Le taux d’incidence vient de passer en dessous la barre des 300 nouveaux cas pour 100.000 habitants. Il est à 290 pour la population générale, 327 pour les plus de 65 ans. 136 personnes sont encore hospitalisées au 22 janvier dont 24 en réanimation. 

Concernant l’approvisionnement en vaccins, le préfet estime qu’il est difficile d’avoir une visibilité sur les retards dans l’approvisionnement en vaccin Pfizer. “Quand on a des vaccins, on ouvre des créneaux de vaccination, quand on n’en a pas, on en ferme” a ajouté Jean-Marie Girier. “J’en appelle à la patience et à la responsabilité” a ajouté le Préfet face à l’engouement des habitants du Territoire de Belfort pour se faire vacciner. 

Le calendrier vaccinal lui pourrait être amené à évoluer sur la base des recommandations de la Haute autorité de santé qui préconise de faire le second vaccin 42 jours après la première injection et non plus 28 jours après.

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