Tour de France 2019 : les salariés de General Electric s'inviteront au départ de l''étape à Belfort

© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot
© France 3 Franche-Comté : Sophie Courageot

Après le festival des Eurockéennes, l'intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort sera présente vendredi 12 juillet au départ de la 7e étape du Tour de France. Les syndicats continuent à alerter sur le plan social qui prévoit près d'un millier de suppressions de postes.

Par S.C avec AFP

Ils étaient déjà présent au festival des Eurockéennes le weekend dernier faisant signer leur pétition et vendant des tee-shirts de soutien à l'effigie du Lion de Belfort.

"Le nord Franche-Comté est certes une terre de cyclisme avec ses champions comme Thibaut Pinot et Arthur Vichot, mais également un territoire industriel en danger", souligne le représentant de l'intersyndicale Philippe Petitcolin. "Belfort est le maillot jaune dans les secteurs stratégiques des transports avec le TGV et de l’énergie avec ses turbines gaz, ses turbines vapeurs et ses alternateurs pour le nucléaire et l’hydroélectricité, indispensables à la transition énergétique" rappelle l'intersyndicale. 

Une vingtaine de salariés GE feront ce vendredi une haie d'honneur pour encadrer le départ du Tour de France. L’intersyndicale sera présente également sur le village du tour et autour du village pour faire signer sa pétition et vendre ses T-Shirts, vendus 10 euros pièce et dont les recettes financeront le soutien aux salariés dans l'action. 

L'industriel américain GE  a annoncé fin mai son intention de supprimer environ 1.050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs. Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort. 

L'intersyndicale demande "l'intervention de l'Etat français contre ce projet de suppression d'emplois, non conforme à l'accord signé en novembre 2014". 

"General Electric a racheté la branche énergie d'Alstom en signant un accord avec l'Etat français pour créer 1.000 emplois et développer la filière industrielle à Belfort. Trois ans après, GE n'a pas créé les 1.000 emplois et souhaite supprimer 2.000 emplois supplémentaires dont plus de 1.000 à Belfort", rappelle l'intersyndicale en fustigeant une "attaque sans précédent contre notre territoire" et la "destruction du tissu économique, social, culturel et sportif de notre ville de 50.000 habitants". 

   

Comment soutenir les salariés de GE Belfort

Suivez la page facebook de l’intersyndicale 

Signez la pétition en ligne contre les suppressions d’emplois 

Soutenez financièrement les actions des salariés avec une cagnotte en ligne

 

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