Vesoul : l'IGPN saisie pour des soupçons de violences policières

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En pleine mobilisation contre les violences policières en France, une information datant du 16 février est venue rattraper le commissariat de police de Vesoul. Il est reproché à des policiers des violences lors d’une interpellation. Le procureur de la Haute-Saône a saisi l'IGPN.

L’affaire remonte au 16 février dernier. En fin d’après-midi, les policiers sont appelés pour une bagarre sur fond d’alcoolémie devant la gare de Vesoul. La rixe aurait éclaté entre plusieurs personnes. Un équipage de police secours arrive sur les lieux. Il est suivi d'une patrouille de la Brigade anticriminalité. Face aux policiers, deux marginaux  alcoolisés et visiblement très énervés. 

Selon les informations que nous avons pu recueillir, les policiers vont tentés d'appaiser la situation mais très vite les individus refusent d'obtempérer et sont interpellés. C'est cette interpellation filmée par une caméra de surveillance urbaine qui a amené le parquet de Vesoul à saisir la "police des police" , l'IGPN pour faire la lumière sur ces faits.

L'un des deux invidus aurait reçu plusieurs coups de pieds à la tête. Ces faits sont-ils avérés par les caméras ? Malgrés plusieurs tentatives de notre part, nous n’avons pas réussi à joindre Emmanuel Dupic, le Procureur de la République de Haute-Saône. 

 

 

L'IGPN saisie le 20 février

L’Inspection Générale de la Police Nationale a donc commencé aussitôt les auditions des policiers. Une enquête pertubée par le confinement mais qui pourrait rendre ses conclusions d'ici une quinzaine de jours.

Par ailleurs, une source proche du dossier nous a précisé qu'il s'agissait d'une interpellation classique et qu'aucune des deux personnes mises en garde à vue n'a déposé plainte contre les policiers.