Pas de quotidien chez votre marchand de journaux demain

Pas de quotidiens nationaux ou régionaux chez votre marchand de journaux ce jeudi
Pas de quotidiens nationaux ou régionaux chez votre marchand de journaux ce jeudi

Les quotidiens nationaux et régionaux seront absents des kiosques jeudi suite à un appel à la grève de la CGT.

Par Stéphane Grammont

Demain, il faudra se passer de son quotidien préféré au moment de déguster son café matinal. Ce jeudi 5 juillet, en effet, le syndicat CGT Flipac a appelé à la grève, empêchant ainsi la parution des quotidiens nationaux et régionaux. Un mouvement en réaction aux difficultés que travsersent actuellement de nombreux journaux quotidiens à travers la France, et qui se traduisent de plus en plus souvent par des licenciements.

C'est particulièrement le cas des journaux du groupe Hersant, Paris-Normandie à Rouen, L'Union à Reims, L'Est-Eclair à Troyes ou encore L'Aisne Nouvelle à Saint-Quentin. Embourbés dans une situation économique très délicate depuis quelques années, plombés par une dette importante et voyant leurs ventes baisser régulièrement, ces journaux sont désormais au bord de la cessation de paiement. 
La semaine dernière, le projet de reprise des quotidiens du groupe Hersant par le Groupe Rossel, propriétaire notamment de La Voix du Nord ou du Courrier Picard, est tombé à l'eau, les négociations entre ce dernier et les réprésentants des syndicats n'ayant pas pu aboutir.
Au total, ce sont 630 salariés qui sont aujourd'hui directement menacés par la situation économique de ces journaux.

Plus globalement, la presse écrite traverse depuis plusieurs années une importante crise qui semble s'aggraver encore ces derniers mois. Selon la CGT, plus de 2 000 suppressions de poste sont envisagés dans la presse écrites dans les prochains mois : " la non parution des journaux le 5 juillet exprimera à la veille du sommet social nos revendications à un patronnat s'estimant tout-puissant et à un gouvernement qui tarde à utiliser la puissance publique pour dénouer la crise ".

Du côté du Syndicat de la Presse Quotidienne, un communiqué qualifie cette grève de " prise d'otage " : " l'attitude de blocage de quelques-uns entrave systématiquement les chances de développement et de succès de la presse. Au lieu de défendre l'emploi, ces coups de force le fragilisent. Ils ne visent en aucun cas à instaurer un dialogue social: depuis 2004, les éditeurs de Presse quotidienne nationale et leurs partenaires sociaux n'ont-ils pas en effet signé 26 accords collectifs, dans les domaines essentiels des salaires, de l'emploi, de la formation, de la protection sociale, de la retraite ? "

 

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