PSA : la direction réaffirme qu'il n'y aura pas de licenciement sec

"Il n'y aura pas de licenciement sec" / © AFP
"Il n'y aura pas de licenciement sec" / © AFP

Le patron de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, s'est de nouveau engagé à ce qu'il n'y ait "pas de licenciement sec", alors que le constructeur automobile français prévoit de supprimer 8 000 postes en France, dont 1 400 à Rennes. 

Par Sylvaine Salliou

 "Il n'y aura pas de licenciement sec", a ainsi déclaré Philippe Varin dans une interview au Monde, selon des extraits publiés sur le site internet du journal. Un document interne obtenu la semaine dernière par l'AFP indiquait pourtant que si le groupe ne trouve pas suffisamment de volontaires au départ, une phase de licenciement collectif pour motif économique sera ouverte. "On proposera à chacun un emploi identifié", poursuit M. Varin. 

"Moi-même, je vis ce choc de toute l'entreprise"

Le numéro un de PSA dit aussi comprendre la réaction du président de la République François Hollande, qui a déclaré la semaine dernière que le plan présenté par le groupe était "en l'état inacceptable" et devait être "renégocié". "Sur ces exigences, le groupe peut répondre présent", répond M. Varin sans plus de détail. "Nous avons vu un président qui portait le choc d'une nation", estime M. Varin. "Moi-même, je vis ce choc de toute l'entreprise", poursuit-il. "Que le président s'associe à l'émotion du pays, je le comprends", insiste M. Varin. La direction de PSA a pourtant été très critiquée par M. Hollande, le président l'accusant de "mensonge" et d'avoir reporté l'annonce du plan à l'après-présidentielle.

La famille Peugeot invitée par Montebourg

Lors des questions au gouvernement, mardi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué vouloir "inviter" la famille Peugeot, principal actionnaire du constructeur, pour parler de la situation de ce dernier. "Je ne manquerai pas de les inviter au ministère pour que nous puissions en discuter", a-t-il déclaré. L'expertise demandée par l'exécutif, qui sera remise fin juillet, étudiera notamment "pourquoi (il y eu) des opérations financières au moment même où Peugeot commençait à voir apparaître ses premières difficultés, et notamment le versement de dividendes. Nous voudrions connaître la stratégie de l'actionnaire", a-t-il ajouté.

"Il ne doit pas y avoir de question sur la santé financière du groupe. On a brûlé 1,2 milliard de 'cash' au premier semestre mais on a augmenté notre capital, vendu des actifs non stratégiques et émis un emprunt obligataire, pour un total de plus de deux milliards", a également indiqué Philippe Varin au Monde, indiquant que le problème de surcapacité concernait aussi d'autres groupes automobiles.

 

 

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