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La Brittany Ferries perd-elle de l'argent ?

© Damien Meyer/AFP
© Damien Meyer/AFP

Chiffre d’affaire en hausse mais bénéfices en baisse : voilà l’équation à résoudre pour la compagnie maritime bretonne.   

Par Sylvaine Salliou

La direction de la compagnie maritime a tout mis dans la balance pour que les syndicats acceptent de signer le plan de retour à la compétitivité accepté par le personnel navigant à plus de 59% la nuit dernière. Jean-Marc Roué, président du conseil de surveillance de la compagnie maritime avait même affirmé à nos confrères de Ouest-France vendredi dernier: "Nous avons atteint les limites économiques supportables. Nos actionnaires ont perdu 70 millions d'euros, dont 10 millions cette année. On ne peut pas continuer sans réagir.[...] Je ne vois pas pourquoi je remettrai en route une boutique qui dans quelques mois sera en situation de dépôt de bilan si ce plan de retour à la compétitivité n'est pas signé".

Comment va la Brittany Ferries ? 
Le chiffre d'affaire de la compagnie a augmenté entre 2010 et 2011 de plus de 25 millions d’euros mais le déficit a atteint 18 millions en 2011 et déjà 16 millions en 2010. Il y a 2 explications à cette balance défavorable : tout d’abord la flambée du coût du carburant et la stagnation voire la légère baisse du trafic transmanche. 
Passagers:  – 1,8 %
Véhicules de tourisme: – 0,9 %
Fret:  – 5,5 %
Ces données reflètent la moyenne de tous les ports de la compagnie avec des fortunes différentes. En Bretagne par exemple Roscoff est globalement en progression alors que Saint-Malo chute. 
 
La Brittany Ferries tente de compenser ce ralentissement grâce à de nouvelles liaisons vers l’Espagne : ce sont les autoroutes de la mer encouragées par l’Europe pour limiter le nombre de camions sur les routes, le programme européen s’appelle Marco Polo et prévoit des subventions si les lignes sont déficitaires les 1ères années. La Brittany peut ainsi compter sur 5 à 6 millions d’euros pour soutenir son activité entre l’Angleterre et les ports de Santander et Bilbao. Très clairement c’est cette activité vers l’Espagne qui maintient un trafic en légère hausse, mais là encore cela ne présume pas de sa rentabilité puisque les subventions européennes ne devront pas excéder 4 années. 


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