Groupe Doux : l'été meurtrier

Entre les sites de Pleucadeuc, Sérent et la Vraie-Croix, ce sont 400 emplois qui sont disparus cet été avec la liquidation judiciaire du pôle 'Frais' du Groupe Doux.

© France 3 Bretagne
Début août 2012, la mise en liquidation judiciaire du Groupe Doux est décidée par le tribunal de commerce de Quimper. Un choc pour les salariés de l'entreprise qui possède plusieurs sites en Bretagne, dont trois abattoirs dans le Morbihan. Le 8 août 2012, une semaine après cette annonce, plusieurs centaines de salariés de Doux manifestent à Sérent (56). Dans cette commune, l'abattoir de Doux, c'est 20% des emplois !

Durant l'été, les salariés s'accrochent à chaque rumeur de reprise, espérant qu'un maximum d'emplois puissent être conservés. Le 10 septembre 2012, les offres de reprises sont rendue publiques. Ce sont des reprises partielles qui ne concernent que 5 sites sur les 12 que comprend le pôle 'Frais' du Groupe Doux.

L'abattoir de Pleucadeuc est repris par une filiale du Groupe Doux : seulement 1/3 des emplois sont maintenus. Scénario similiaire à Sérent où un repreneur ne garde que 30% des salariés.

Le site administratif de la Vraie-Croix, lui, disparaît. Les 113 télévendeurs, conseillers marketing et agents comptables perdent leur emploi.

En deux mois, ce sont 400 CDI qui ont été supprimés sur les sites bretons du Groupe Doux.
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