Quimperlé (29) : Ils marchent contre l'excision

Les marcheurs partent de Quimperlé / © C.A
Les marcheurs partent de Quimperlé / © C.A

Deux cents personnes marchent à Quimperlé (29) contre l'excision. Un rassemblement organisé par l'association quimperloise "Marche en corps". Aidé par des ânes, les marcheurs vont parcourir 450 km jusqu'à Angers, en un mois. 

Par Sylvaine Salliou

Une marche de plus de 400 kilomètres est partie de Quimperlé (Finistère) pour rallier Angers, afin de réclamer la fin de l'excision, en présence de militantes africaines. A l'initiative de l'association bretonne "Marche en corps", deux cents participants ont quitté samedi matin la ville de Quimperlé, jumelée avec la ville malienne de Nara. Les marcheurs doivent parcourir 29 étapes d'environ 15 kilomètres par jour avant d'arriver le 7 avril à Angers, ville jumelée à Bamako, la capitale du Mali. Selon la présidente de l'association, Véronique Sacré, seuls 15 participants ont prévu de faire la totalité de la marche, les autres n'étant inscrits que pour une partie du parcours.
Voici notre reportage signé Catherine Aubaille et Florence Malézieux:
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Marche contre l'excision
200 personnes ont marché contre l\

L'origine de l'engagement remonte à 2006, quand une délégation de Nara s'est rendue à Quimperlé: "Une Malienne nous a demandé de l'aider dans son combat pour arrêter l'excision", explique Véronique Sacré. La marche vise à sensibiliser la population sur l'excision et à partager des expériences sur le sujet. Des Maliennes qui ont connu l'excision personnellement ou dans leur famille doivent participer à la manifestation. "L'important pour nous, c'est qu'on en parle et que les gens se mettent debout", souligne Véronique Sacré. Les participants à la marche sont censés apporter une contribution financière de 5 euros par jour. L'argent récolté doit être utilisé pour financer un projet similaire au Mali, entre Nara et Bamako, quand la situation sur place le permettra. 

Selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), les mutilations sexuelles féminines concernent entre 100 et 140 millions de filles et de femmes à travers le monde. Dans les 29 pays de l'Afrique et du Moyen-Orient où ces pratiques sont concentrées, au moins 30 millions de filles âgées de moins de 15 ans peuvent encore y être exposées, d'après les dernières évaluations de l'Unicef.

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