Sans paysans, pas de Vieilles Charrues

© Peter Lorre
© Peter Lorre

Pourrait-il y avoir les Vieilles Charrues sans l'aide des paysans ? La question peut paraître exagérée. Pourtant, ils sont un maillon essentiel de l'organisation du festival. 

Par Benoît Le Vaillant

C'est connu, quatre jours par an, le site de Keramphuil accueille près de 200 000 festivaliers et des artistes de renommée internationale. Mais quand ces derniers continuent à parcourir le monde ou s'enferment dans des studios d'enregistrement, ce sont... des vaches qui occupent le terrain. 

Des terrains qui appartiennent à des agriculteurs, pour la plupart éleveurs laitiers. Par générosité, par solidarité, par orgueil, ils mettent chaque année leurs champs à disposition, fauchent le site, distribuent des copeaux de bois dans les sentiers en cas pluie. C'est eux aussi qui prêtent leurs tracteurs, leurs citernes pour ravitailler le festival en eau, en lait.... et en bière. Tous sont bénévoles et doivent parfois embaucher une personne pour s'occuper de leurs bêtes pendant qu'ils s'activent sur le festival. 

Pour accueillir les campings et les parkings, une cinquantaine d'hectares sont mis à disposition. Pour les paysans du coin, se mettre au diapason du festival est une évidence.

C'est pour valoriser le pays. Pour nous c'est une grande fierté. il faut que ça perdure."


Sans paysans, pas de Vieilles Charrues
B. Le Vaillant, J-M Seigner, R. Gurgand

 

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