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Marylise Lebranchu sur l'écotaxe : “l'argument de la quasi péninsularité est recevable”

© JACQUES DEMARTHON/ AFP
© JACQUES DEMARTHON/ AFP

Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique est l'invitée de La Voix est libre ce samedi à 11h30. Sur l'écotaxe, elle estime qu'il faut trouver une solution et que l'argument de la quasi péninsularité de la Bretagne est "recevable".

Par Sylvaine Salliou

- Sur l'écotaxe : 

Marylise Lebranchu a laissé entendre qu'il y avait une marge de manoeuvre en disant sur notre plateau, que "l'argument de la quasi péninsularité était recevable pour la Bretagne". "Je n'ai pas le droit de dire... mais tout sera fait pour que cela se passe le mieux possible. Les parlementaires ont déjà obtenu des modifications, il y a une forte mobilisation... il y a une marge de manoeuvre dans les discussions", aussi explique-t-elle. Il y a eu déjà un report : "s'il y a un report, c'est qu'on veut discuter". Marylise Lebranchu regrette par ailleurs, que les Bretons aient pris du retard sur la mise en place d'autres modes de transports...

-Sur la crise dans l'agroalimentaire :

"C'est un problème dont on [le gouvernement] parle tous les jours, explique la ministre, la Bretagne est en extrême difficulté. La prise de conscience est bien là. Jean-Marc Ayrault s'est engagé pour qu'il y ait un plan Bretagne". Elle pense qu'une solution va être trouvée pour la filière avicole, comme cela l'a été pour le lait. "Il faut trouver les bonnes mesures pour accompagner les entreprises et les producteurs. C'est un drame aussi pour les abattoirs. Le problème majeur est le salaire indécent versé aux salariés allemands."

-Sur une montée du Front national

"Il y a une montée du Front national, là où les gens se sentent abandonnés", explique la Ministre. Elle rappelle le rôle et l'importance des services publics dans ces territoires. "Ma responsabilité est de répondre à ce sentiment d'abandon". Elle met en garde aussi sur un vote FN : "Les citoyens savent que le repli sur soi que réclame le Front national, mettrait à terre tout de suite nos abattoirs". 

-Sur la réforme de la décentralisation :


A la question de la rareté de ses apparitions dans les médias, Marylise Lebranchu explique que ce n'est pas son genre. Elle travaille de façon constante: " je n'ai pas de coup de chaud", dit-elle. Et son travail depuis quelques mois, c'est la réforme de la décentralisation. Elle affirme qu'en tant que ministre de la Réforme de l'État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, elle travaille tous les jours avec tous les élus, tous les syndicalistes et tous les fonctionnaires, pour une "une loi qui doit stopper le fait que tous les 3 ou 4 ans, on a de nouvelles lois". Sur les compétences accrues des métropoles, elle estime que c'est une avancée du fait urbain, mais reste persuadée qu'il faut un partage des compétences et que les métropoles ne peuvent pas tout gérer, comme l'action sociale par exemple: " il faudrait créer de nouveaux services au sein des métropoles "... Bref rien qui va dans le sens des économies.

-Sur le nombre d'élus en France : 

Il y a un demi million d'élus en France, rappelle Marylise Lebranchu, " nous avons le record mondial, mais aussi le record mondial de bénévoles. Il y a en France, une notion d'engagement aux services des autres. Soyons fiers de nos 4 élus sur 5 qui sont bénévoles ". 





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