Journée-test des bonnets rouges à Carhaix

Manifestation des bonnets rouges à Quimper, le 2 novembre 2013 / © Gurvan Musset
Manifestation des bonnets rouges à Quimper, le 2 novembre 2013 / © Gurvan Musset

Les Bonnets rouges sont de retour dans la rue samedi à Carhaix (Finistère) pour défendre l'emploi en Bretagne, lors d'un "grand rassemblement festif" visant à transformer l'essai du 2 novembre à Quimper. L'avenir du mouvement né à Pont-de-Buis (29) le 26 octobre, dépend du nombre de participants. 

Par Sylvaine Salliou (avec AFP)

"L'enjeu à Carhaix, c'est la mobilisation", reconnaît Romain Pasquier, professeur à Sciences Po Rennes. Il s'agira, selon lui,  de "voir si ce mouvement garde toujours le soutien populaire qu'il avait eu a Quimper le 2 novembre". Un soutien incontournable "pour peut-être engager une nouvelle séquence de négociations avec l'État", explique-t-il a l'AFP. Or cette fois, le cortège sera différent. Tous les mouvements bretons appellent à la manifestation. En revanche, les syndicats, les partis politiques et le Medef n'y seront pas.


Concerts et animations pour rassembler le plus large possible

Et quoi de mieux pour mobiliser que des concerts et des animations ? Parmi les artistes à l'affiche dès 12H30, Gilles Servat, chanteur breton engagé de longue date en faveur de l'identité bretonne et auteur de "La Blanche Hermine", hymne officieux de la Bretagne qui avait galvanisé une partie de la foule à Quimper. Les Frères Morvan, chanteurs incontournables des fêtes traditionnelles bretonnes --fest-noz--, seront également présents "en solidarité avec le monde du travail", selon le collectif "Vivre, décider et travailler au pays", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges. Bien d'autres artistes bretons seront de la partie, dont des dizaines de sonneurs qui ouvriront le défilé en direction du centre ville à partir de 16H00.


"Revenir à la raison"

Mais auparavant plusieurs intervenants du collectif auront pris la parole depuis une scène installée face à la prairie, dont Christian Troadec, mais également Thierry Merret, autre porte-parole du collectif, représentant le monde agricole. Le président de la FDSEA du Finistère demandera notamment à Jean-Marc Ayrault de "revenir à la raison". Il faut que le Premier ministre "écoute les acteurs de territoire que nous sommes, toutes corporations confondues, qu'on puisse le rencontrer et faire nos propositions et non pas que ce soit lui qui vienne au travers de son Pacte d'avenir nous dire ce qu'il faut faire".

Pacte d'avenir

Le Pacte d'avenir pour la Bretagne doit tenter de trouver des solutions pour sortir la région de la crise et a donné lieu à plusieurs réunions en novembre avec les acteurs économiques, politiques et sociaux de la région. Il devrait être finalisé le 13 décembre. Les Bonnets rouges se plaignent de ne pas avoir été consultés dans le cadre de l'élaboration de ce pacte. 

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