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La chute du volailler Tilly-Sabco expliquée dans une frise chronologique

L’abattoir du volailler Tilly-Sabco à Guerlesqu'in (29) tournait au ralenti depuis des semaines / © M. Herry
L’abattoir du volailler Tilly-Sabco à Guerlesqu'in (29) tournait au ralenti depuis des semaines / © M. Herry

Depuis la fin des restitutions européennes, la situation de Tilly-Sabco n'a cessé de se dégrader. Ce lundi, le patron du volailler breton a annoncé la mise en cessation de paiement de l'entreprise de 340 salariés. Retour sur la chute de l'entreprise grâce à notre frise chronologique.

Par Thierry Peigné

Lors d'un comité central d'entreprise, ce lundi au siège de Tilly-Sabco à Guerlesquin (Finistère), le PDG, Daniel Sauvaget, a dit avoir été "contraint d'effectuer une déclaration de cessation de paiement" de l'abattoir "auprès du tribunal de commerce de Brest".

Le patron du volailler a demandé au tribunal de commerce de Brest une poursuite d'activité pour permettre l'émergence de projets de reprise les plus aboutis qui permettent de sauver le maximum d'emplois sur le site.

De la bouche même du PDG : "Je ne veux pas croire que ça signifie la fin de l'entreprise (...) S'il n'y a pas de repreneur (...) ce sera "le scénario du pire".

Daniel Sauvaget espère que tous les efforts réalisés par la direction, les salariés depuis juillet 2013 ne soient pas réduits à néant.

La fin des restitutions européennes à l'origine de la chute

Les difficultés de Tilly-Sabco, dont 80% de la production était destinée au Moyen-Orient, principalement à la péninsule arabique, remontent à la suppression en 2013 des aides européennes à l'exportation pour les poulets congelés (les restitutions), qui soutenaient la filière à hauteur de 55 millions d'euros par an.
Les groupes français Doux - lui-même touché ces deux dernières années par de graves difficultés - et Tilly-Sabco étaient les derniers en Europe à recevoir ces subventions, qui leur permettaient de supporter le différentiel de compétitivité avec le Brésil, leur principal concurrent.

Malgré les 15 millions d'euros dégagés par la France fin 2013 pour aider la filière, les difficultés de Tilly ont pris un tour critique cet été quand Nutréa (filiale de la coopérative bretonne Triskalia), principal fournisseur de poussins pour les éleveurs qui envoient leurs poulets à l'abattoir Tilly-Sabco, a cessé de les livrer faute d'assurances de paiement, compte tenu des difficultés de la filière.

Retrouvez dans notre frise chronologique toutes les étapes de cette chute de Tilly-Sabco, les combats de la direction et des salariés pour le maintient de l'activité :

 

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