Kiev Guingamp : des supporters ukrainiens assoiffés de violence

Publié le Mis à jour le
Écrit par Sylvaine Salliou
Les supporters ukrainiens quittent leur tribune
Les supporters ukrainiens quittent leur tribune © AFP

Le match retour de 16e de finale d'Europa League entre Kiev et Guingamp, qui s'est joué ce jeudi en Ukraine, a été interrompu pendant neuf minutes. Les supporteurs ukrainiens ont échangé des coups avec les stadiers. Les supporters de Guingamp ont aussitôt quitté le stade. 

Pour les dirigeants du club breton, un drame a été évité de justesse. Les supporteurs ukrainiens ont quitté leur tribune, à une quart d'heure de la fin du match et se sont dirigés vers celle des supporteurs de Guingamp. La partie a dû être interrompue pendant une dizaine de minutes. Kiev menait ce match, remporté finalement par le Dynamo Kiev 3 buts à 1


Les supporteurs de Guingamp ont aussitôt quitté le stade

Les supporteurs de Kiev se sont dirigés de façon menaçante vers la tribune où se trouvait les 25 ou 30 de supporteurs bretons. Selon Jean-Michel Le Houérou, responsable de la sécurité de l'EAG, les Guingampais ont immédiatement quitté le stade. Ils sont partis en petits groupes et en camouflant leurs écharpes de supporteurs. De leurs côtés, les joueurs guingampais ont quitté le terrain, ils ont rejoint leur vestiaires, alors que les supporteurs ukrainiens s'en prenaient aux stadiers. Les joueurs du Dynamo sont intervenus pour maîtriser les supporters et en moins de dix minutes, le calme a fini par revenir et le match a pu reprendre.
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Lionel Mathis, capitaine d'EAG, sur les violences à Kiev

Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supporters


"Je n'ai pas vu des supporters, j'ai vu une meute, il n'y a pas d'autres mots, avec des gens assoiffés de violence. Ils voulaient en découdre et je crois tuer nos supporters" a déclaré le président d’En-Avant Guingamp Bertrand Desplat sur France Info, un président sous le choc. "Je suis complètement halluciné par ce spectacle." Il a aussi expliqué notamment ces incidents par les déclarations du président du club ukrainien qui "ont mis de l'huile sur le feu. Quand on dit que c'est toute une nation qui doit gagner un match, on fait d'un match un combat politique et la politique n'a rien à voir dans le sport". Ecoutez la réaction de Lionel Mathis, le capitaine d'EAG

J'ai eu peur... c'est pas plus mal qu'on n'ait pas gagné hier

"J'ai eu peur pour nos supporteurs pas pour nous qui n'étaient pas nombreux. J'ai repensé aux supporteurs de Saint-Étienne qui avaient été agressés quand ils avaient joué Dniepropetrovsk" en décembre dernier, a expliqué Gourvennec.  Le club de Guingamp avait mis en garde les supporteurs guingampais. Non seulement il n'avait pas organisé de déplacement officiel, mais il leur avait clairement "déconseillé de venir" pour des raisons de sécurité. "C'est pas plus mal qu'on n'ait pas gagné", explique Jean-Michel le Houérou

Les supporteurs de St Etienne ont aussi subi ces violences cet automne

Ce n'étaient pas tant les affrontements entre l'armée régulière et des rebelles pro-russes dans l'est du pays qui inquiétaient le club ou les autorités françaises, que l'agression dont avaient été victimes des supporteurs de Saint-Étienne en décembre dans la capitale ukrainienne. Alors que les Verts devaient y affronter Dniepropetrovsk le 11 décembre au soir, une centaine de français avaient été agressés dans l'après-midi à coup de couteau et de pistolet à grenaille par des "ultras" du club adverse. Onze stéphanois avaient été hospitalisés, dont deux avec des fractures "à la tête", selon le bilan des autorités ukrainiennes.


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