Les obsèques de Fabien Guyomard tué dans l'attentat de Bamako ont eu lieu à Binic (22)

Des policiers devant la terrasse du restaurant où a eu lieu l'attentat à Bamako / © HABIBOU KOUYATE / AFP
Des policiers devant la terrasse du restaurant où a eu lieu l'attentat à Bamako / © HABIBOU KOUYATE / AFP

Les obsèques de Fabien Guyomard, la victime française de l'attentat de samedi à Bamako, ont eu lieu vendredi après-midi à Binic (Côtes-d'Armor) en présence de la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, venue présenter le soutien du gouvernement à la famille du jeune homme

Par S.Salliou

.La ministre, accompagnée notamment d'un représentant du gouvernement malien, est venue présenter aux proches le "soutien du gouvernement, des Français et de la nation toute entière". Arrivée en fin matinée, elle a rencontré la famille de Fabien Guyomard avant d'assister à leurs côtés aux obsèques, puis à l'hommage républicain en l'honneur du jeune
homme. "Il y avait beaucoup de monde" pour rendre hommage au jeune Français, et c'était "très émouvant", a-t-elle expliqué. Les parents lui ont annoncé qu'ils "vont continuer
les actions humanitaires de Fabien" au Mali, a-t-elle ajouté. 


Message d'espoir et d'humanité de la famille de Fabien

Le corps du jeune français est arrivé mardi matin à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, où sa famille a tenu à lancer un message "d'espoir et d'humanité". "Notre fils était heureux au Mali", avaient souligné ses parents, tout en rappelant son attachement à la France et à sa Bretagne d'origine, dans une brève déclaration lue à la presse par l'oncle de Fabien, Christian Guyomard. Fabien Guyomard, 30 ans, a été tué lors de l'attaque de "La Terrasse", un restaurant-bar de Bamako, qui a fait quatre autres morts (trois Maliens et un Belge) et au moins huit blessés. Il travaillait au Mali pour une société américaine spécialisée dans la construction.

L'attentat a été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Mourabitoune de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, qui a dit vouloir venger le prophète de l'islam "insulté et moqué par l'Occident mécréant", ainsi qu'un de ses chefs tué par l'armée française en décembre dans le nord du Mali. Les services de renseignements du Mali ont annoncé vendredi avoir abattu à Bamako l'un des auteurs présumés de l'attentat. 

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