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Décès de Jean-Alain Papazow-Le Corre, plus jeune SAS de France

Il fut l’un des plus jeune SAS de la France Libre, Alain Papazow-Le Corre est décédé le 20 juin à l’âge de 90 ans, un an après avoir été élevé au grade d’officier de la Légion d’Honneur à l’occasion du 70ème anniversaire des combats de Saint-Marcel. 
Jean-Alain Papazow, aux commandes de sa Jeep SAS (le chauffeur) durant l’opération AMHERST en avril 1945, dans la région Hollandaise de Drenthe, pour ouvrir la voie aux armées canadiennes.
Jean-Alain Papazow, aux commandes de sa Jeep SAS (le chauffeur) durant l’opération AMHERST en avril 1945, dans la région Hollandaise de Drenthe, pour ouvrir la voie aux armées canadiennes. © Collection privée - Famille Papazow
Jean-Alain Papazow-Le Corre est décédé samedi 20 juin 2015, quelques jours après son 90ème anniversaire, et les commémorations de l'appel du Général de Gaulle. Il fut l'un des premiers Français Libres à rejoindre le 2ème Régiment de Chasseurs Parachutistes, intégré au Spécial Air Service en 1941. Ses obsèques auront lieu samedi 27 juin à 10h à l'église de Plaudren (56) en présence de son épouse, Monique Labbe-Papazow et de ses enfants Gaëlle et Franck. 

J'ai été élevé par mes tantes à Pont-Aven, dans le Finistère, et ai suivi mes études au lycée jésuite Saint-Louis de Lorient, avant de rejoindre maman à Téhéran et y poursuivre ma scolarité au lycée français. (Jean-Alain Papazow)

Le plus jeune SAS de la France Libre

Né le 14 juin 1925 en Iran, d’un père bulgare et d’une mère bretonne diplomate, il décide très tôt de quitter sa famille, avec une idée en tête : s'engager à l'âge de 16 ans. Il parvient à ses fins en août 1941, après avoir tricher sur son âge et son identité auprès des Forces Françaises Libres de Téhéran.
Carte d'engagé de Jean-Alain Papazow
Carte d'engagé de Jean-Alain Papazow © Famille Papazow

Il est envoyé ensuite à Beyrouth au sein du spécial Air Service britannique. Il est breveté en novembre 1942 et devient ainsi officiellement parachutiste. Jusqu'en novembre 1943, il combat en Libye et en Tunisie, avant de rejoindre les troupes du Débarquement en Normandie. Avant cette opération d'envergure, il suit un entraînement intensif avec les forces spéciales aux écoles de Largo et Ringway. 

Trois jours après le saut, en Bretagne, de 4 sticks du 4e Bataillon d’Infanterie de l’Air (BIA), sous les ordres du commandant Pierre-Louis Bourgouin, Alain Papazow est parachuté à son tour sur Saint-Marcel (nuit du 7 au 8 juin 1944), où il contribue à la formation des maquisards bretons et participe à la libération de Vannes. À l’issue des combats, il se voit décerner la Silver Star des mains du général George Patton, alors commandant de la IIIème Armée américaine. Par la suite, il participera à d'autres combats. 

Durant le stage commando à Largo en Ecosse en 1943, avec le stick MARIENNE (allongé devant)
Durant le stage commando à Largo en Ecosse en 1943, avec le stick MARIENNE (allongé devant) © Famille Papazow

En 1943, à l’école des commandos parachutistes de Ringway en Grande-Bretagne, il découvre la trappe par laquelle il sautera dans la nuit du 7 au 8 juin sur le maquis de Saint-Marcel, dans le cadre du débarquement, opération Overlord
En 1943, à l’école des commandos parachutistes de Ringway en Grande-Bretagne, il découvre la trappe par laquelle il sautera dans la nuit du 7 au 8 juin sur le maquis de Saint-Marcel, dans le cadre du débarquement, opération Overlord © Collection privée - Famille Papazow

Une passion pour le saut en parachute

Outre sa qualité de vétéran SAS et de dernier survivant du stick Marienne détenteur du record du monde de saut groupé toujours invaincu aujourd'hui, il participe, après la guerre, à l'essor du parachutisme sportif français, au sein du ministère de la jeunesse et des sports, et de la fédération française de parachutisme. Pendant plus de 25 ans, il est parachutiste d'essai, entraîneur de l'équipe de France, juge international, et rempli plusieurs mandats en tant que Directeur Technique National.

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