A Flamanville, l'histoire d'une mine sous la mer

En Normandie à Flamanville, la mine de fer de Diélette a fait vivre tout une communauté d'ouvriers pendant plus d'un siècle. La mine présentait la particularité complexe d'être située sous la mer. Une histoire à découvrir dans le documentaire de Pierre-François Lebrun.  

Dans les années 30, des ouvriers de toute l'Europe ont rejoint la mine de Diélette. Ils vivaient dans un premier temps dans la cantine de la mine.
Dans les années 30, des ouvriers de toute l'Europe ont rejoint la mine de Diélette. Ils vivaient dans un premier temps dans la cantine de la mine. © Jean Marie Lezec-

Au large du port de Diélette se dresse les restes d'une plateforme en béton, "le Wharf". Cette structure à l'abandon est là pour rappeler l'activité de la mine de fer qui a fait vivre la région pendant près d'un siécle. A l'époque, la plateforme était relié à la terre par un systéme de téléphérique. 

Une mine "sous la mer"

La particularité de cette mine de fer repose sur sa situation. Les 15 km de galeries étaient situées sous la mer, de 90 à 150 mètres de profondeur, ce qui rendait forcément complexe son exploitation.

La sécurité du site reposait sur une station de pompage qui fonctionnait en permanence. En cas de panne, les mineurs disposaient de vingt minutes pour évacuer la mine. 

Pour agrandir la mine, de plus en plus de galeries ont été construites après la seconde guerre mondiale. Mais cela a fragilisé les lieux et provoqué des infiltrations. Pour éviter de "noyer" les galeries, il fallait donc pomper, ce qui a finit par revenir trop cher face aux exploitations à ciel ouvert d'Afrique. Le combat incessant contre la mer devenait impossible à poursuivre. A la veille de sa fermeture en 1962, la mine employait plus de 200 personnes.

La cité Saint-Barbe 

Dans les années 30, la main d'oeuvre manquait à l'appel. Des ouviers italiens, espagnols, polonais, tchécoslovaques ont convergé vers Flamanville.  

Si le travail était dur, les salaires y étaient bien meilleurs que dans les fermes environnantes. Les familles des mineurs étaient logées gratuitement à l’écart du bourg dans les corons de la Cité Sainte-Barbe. 

Composée pour l’essentiel de mineurs, l’équipe de football de Flamanville était réputée pour sa ténacité et sa rudesse dans toute la Normandie.

Une vingtaine d’entre eux sont encore vivants. Chaque année, les anciens se retrouvent toujours début décembre pour célébrer la Sainte Barbe et retrouver pour quelques heures une fraternité et une camaraderie que les années n’ont pas entamées, celle des mineurs de fond.

Pour voir en replay le film de Pierre-François Lebrun, "La mine sous la mer" diffusé dans le  Littoral, la collection sur France 3 Bretagne, c'est ici: 

La mine sous la mer de Diélette

 

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