Cap sur Belle-Ile-en-Mer et Vannes pour la compagnie aérienne Finistair

La compagnie aérienne Finistair, qui assure depuis 40 ans la liaison entre Brest et l'île d'Ouessant, annonce l'ouverture de nouvelles lignes pour rejoindre Belle-Ile-en-Mer et Vannes, dans le Morbihan. Elles seront opérationnelles en mai.

La ligne entre Brest et Ouessant est la plus courte d'Europe : le trajet dure 18 minutes
La ligne entre Brest et Ouessant est la plus courte d'Europe : le trajet dure 18 minutes © PHOTOPQR/LE TELEGRAMME

Depuis 40 ans, la petite compagnie aérienne Finistair n'opérait que sur une seule ligne, entre Brest et l'île d'Ouessant. A partir de mai, elle desservira également Belle-Ile-en-mer, dans le Morbihan, depuis Brest, ainsi que Vannes, annonce-t-elle ce jeudi dans un communiqué.

Les Cessna Grand Caravan de la compagnie, des avions de 9 places, décolleront de l'aéroport de Brest à destination de Belle-Ile-en-mer, poursuivant ensuite leur trajet vers Vannes, avant de revenir à Brest via Belle-Ile-en-mer. Les vols auront lieu dans un premier temps tous les samedis et lundis entre le 15 mai et le 2 octobre, précise la compagnie qui possède deux avions. 

"Des destinations plus régionales"

La ligne entre Brest et Ouessant, la plus courte d'Europe, avec un trajet de 18 minutes, continuera a être opérée du lundi au samedi. "Avec la crise sanitaire et la fermeture de nombreuses lignes aériennes mais aussi avec le contexte écologique, la tendance s'oriente de plus en plus vers la desserte de destinations plus régionales qu'internationales", note dans le communiqué Loïc Andro, directeur général de Finistair. 

Créée en 1981 à l'initiative du Conseil général du Finistère, la compagnie avait pour but d'assurer une liaison aérienne sous obligation de service public entre Brest et Ouessant, en complément de la desserte maritime.

En 2020, Finistair a été acquise par le groupe W3 du Breton Charles Cabillic, fondateur de la société de location d'aéronefs légers Green Aerolease. Cette dernière a signé en janvier un accord avec le constructeur slovène d'avions électriques Pipistrel, portant sur la commande de 50 avions biplace électriques destinés à la formation des pilotes. 

Lors de l'annonce de cette signature, Charles Cabillic s'était dit convaincu "que le secteur aérien léger a un bel avenir devant lui"
 

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