En Centre-Bretagne, la Trinitaise a six mois pour trouver un repreneur

© Bruno Valladeau/Maxppp
© Bruno Valladeau/Maxppp

La Trinitaise, entreprise spécialisée dans la découpe de dinde, basée à La Trinité-Porhoët (Morbihan) et à Merdrignac (Côtes-d’Armor), a été placée en redressement judiciaire par le tribunal administratif de Rennes. Pour les 137 salariés, rien n’est encore joué. 

Par Eric Nedjar


Le couperet est tombé cette semaine. Le tribunal de commerce de Rennes a prononcé la mise en redressement judiciaire pour une durée de 6 mois de La Trinitaise. Pour le groupe Olmix, propriétaire de l’entreprise spécialisée dans la découpe de dinde, cette décision s’inscrit dans un contexte de grande difficulté. 

Dans un communiqué, il rappelle : "Depuis 2006, le nombre d’acteurs de la volaille de chair en Bretagne a été divisé par deux. Depuis 2010, l’ensemble de la filière est en état de restructuration permanente et connaît une activité stagnante."
 

Une nouvelle filière de dindes aux algues


Malgré tout, en rachetant La Trinitaise, il y a cinq ans, le groupe a bon espoir de relancer l’entreprise. Pour cela, elle mise sur la création d’une filière de dindes nourries aux algues et élevées sans traitements antibiotiques pour relancer l’activité. Et d’importants investissements sont réalisés pour moderniser l’outil vieillissant. Parmi eux, la mise en place d’une nouvelle ligne « panés » sur le site de Merdrignac. 

Mais le 13 août 2019, un important incendie réduit ces efforts en fumé. La nouvelle ligne est entièrement détruite. L’entreprise déjà fragile, replonge dans le rouge. Les pertes se chiffreraient en millions d'euros. Principal créancier, le groupe breton se dit « contraint de trouver un industriel de la viande en capacité de reprendre et développer l’activité dans les conditions les moins douloureuses pour les salariés »


137 salariés dans l'attente


"Des discussions ont déjà eu lieu avec des partenaires de la Trinitaise avant la mise en redressement. Des repreneurs se sont fait connaître. Maintenant, le dossier est dans les mains du tribunal de commerce", précise Maxime Coiffet, directeur de la communication et des affaires institutionnelles d’Olmix. 

Pendant toute la période de six mois d’observation, le groupe Olmix assure que l’activité sur les deux sites de La Trinité-Porhoët et Merdrignac ne s’arrêtera pas. Il estime même avoir "bon espoir que les discussions menées en amont débouchent sur une solution viable"
 

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