Chirurgien soupçonné de pédophilie : de nouvelles plaintes en Bretagne

Le centre hospitalier de Jonzac, dernier lieu d'exercice de Joël Le Scouarnec, un chirurgien bientôt jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs / © PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP
Le centre hospitalier de Jonzac, dernier lieu d'exercice de Joël Le Scouarnec, un chirurgien bientôt jugé pour viols et agressions sexuelles sur mineurs / © PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

Un chirurgien de 68 ans fait l'objet d'une nouvelle enquête après la découverte chez lui de carnets détaillants des actes sexuels. 200 personnes, probablement mineures au moment des faits seraient concernées. L'homme a exercé 18 ans en Bretagne.

Par E.C

De nouvelles plaintes ont été déposées dans le cadre de "l'affaire Le Scouarnec". Ce chirurgien aujourd'hui âgé de 68 ans est mis en cause pour des agressions sexuelles et de viols sur mineurs, sur des anciens patients. Installé à Jonzac depuis 2008, il a auparavant exercé dans d'autres régions comme en Bretagne (Vannes, Lorient, Quimperlé) ainsi qu'en Vendée et en Touraine. 

Maître Francesca Satta confirme avoir accepté la défense de nouveaux clients dans ce dossier, originaires de Bretagne "des victimes du carnet. Aussi bien les hommes et les femmes concernés confirment que les descriptions correspondent au fait." Elle ajoute "Pour eux ou elles, c'est l'effondrement, chacun avait enfoui ça dans sa mémoire."
 


Des carnets détaillés


L'homme a été mis en examen en 2017 pour des viols et des agressions sexuelles commis sur quatre mineurs, à la suite du témoignage d'une fillette. Incarcéré à la maison d'arrêt de Saintes, il doit être jugé par la cour d'assises de Charente-Maritime début 2020 pour des faits commis entre 1989 et 2017.

Lors de l'enquête, des carnets ont été retrouvés chez lui, détaillant des actes sexuels et qui concerneraient plus de 200 personnes. Parmi les victimes, d'anciens patients. Toutes les personnes citées dans ces écrits ont été recherchées et contactées a indiqué le procureur de la Rochelle.

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations : déjà condamné pour "détention d'images pédopornographiques" il ne faisait pas l'objet de restriction en tant que praticien. Selon nos confrères de L'Obs, Joël Le Scouarnec aurait demandé à ses pairs la présence d’un tiers à ses côtés lors de certains examens cliniques.



 

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