Un appel aux dons pour restaurer “La Horaine”, ancien ravitailleur des Phares et Balises

Sur le chantier de restauration de "La Horaine", des bénévoles motivés. / © JM. Seigner - France Télévisions
Sur le chantier de restauration de "La Horaine", des bénévoles motivés. / © JM. Seigner - France Télévisions

La Horaine, a assuré, durant 50 ans des rotations des gardiens de phare. Racheté par une association de Paimpol, le bateau a besoin d'être restauré. Un appel aux dons est lancé. 

Par E.C


"Ce qui est à refaire ce sont toutes les boiseries, sur l'ensemble du bateau, ce qui va nécessiter des heures de travail. Notre but, c'est de le sauver." Les bénévoles de l'association La Horaine sont motivés, prêts à retaper ce bateau exceptionnel, connu pour ses anciennes missions. Entre 1957 et 2007, cette vedette, unique car copie d'un patrouilleur de la Royal Navy assure en effet l'entretien des balises et la relève des gardiens de phare des Côtes d'Armor. 

L'association créée en 2015 ne souhaite pas que ce bateau quitte la région et le rachète. Elle finit par obtenir son classement au titre des monuments historiques, en 2018. 

C'est un bateau qui naviguait par tous les temps. On y tient toujours parce que ce sont des bateaux qui n'existent plus. Ils étaient quatre à bord, le gardien de phare montant allait chercher le gardien de phare descendant.

Des moyens nécessaires, pour préserver ce témoin du patrimoine maritime 


Le bateau a été mis à sec à Paimpol. "Il se dégradait fortement dans le bassin du port. Pour intervenir sur la coque, on a jugé utile de le sortir de l'eau", souligne Yann Trebaol, président de l'association. Force est de constater que le pont supérieur est de moins en moins étanche. 

Même si les bénévoles sont prêts à se retrousser les manches, certaines parties techniques du chantier devront être assurées par des professionnels. La restauration passe par une campagne de financement. "On a fait appel à un expert en charpente maritime, pour obtenir précisément l'évaluation financière de sa remise en état." 

Les membres de l'association espèrent des dons, de particuliers mais aussi un investissement des collectivités territoriales. 


 

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