Lannion : des riverains ne supportent plus le bruit de l'avion de l'école de parachutisme

A Lannion, l’école de parachutisme fait grincer des dents et siffler les oreilles. En cause le bruit de l’avion qui largue les parachutistes. Les riverains ont dénombré une vingtaine de rotations certains dimanches. Ils ont manifesté leur colère ce samedi 3 octobre.  
 
L'avion de la discorde : le Pilatus de l'école de parachutisme de Lannion.
L'avion de la discorde : le Pilatus de l'école de parachutisme de Lannion. © DR
"Le dimanche, c’est le silence !"  C’est en scandant ce slogan que l’association "Rendez-nous le silence dans le Trégor" a défilé ce samedi 4 octobre, dans les rues de Lannion. L’objet de la discorde : le bruit de l’avion de largage de l’école de parachutisme.
 

Des dimanches sans parachutistes


"Il y a 15 jours, entre 10h et 19h, on a dénombré 19 rotations d’avion pour larguer les parachutistes", explique Yvon Madec, président de l’association "Rendez-nous le silence dans le Trégor". L’association regroupe des habitants de Lannion et des communes environnantes. Elle demande une régulation du nombre de rotations, des plages horaires plus restreintes et l'interdiction des vols le dimanche.
 
Reportage : Jean-Marc Seigner, Catherine Bazille et Tanguy Descamps
 

Le dimanche, on n’a pas le droit aux tondeuses, mais on a le droit au Pilatus (l’avion de largage)

Alain Ernoult, vice-président de "Rendez-nous le silence dans le Trégor".

 

"L’activité de l’école de parachutisme ne représente que 7% de l’activité de l’aéroport"


Patrick Bourdy, responsable de l'école de parachutisme se défend : "L’activité de l’école de parachutisme ne représente que 7% de l’activité de l’aéroport. Donc même si on stoppait nos vols, le bruit des avions existerait toujours."

"Certes, rétorque Yvon Madec, mais c’est le nombre de décollages et d’atterrissages qui est insupportable. Parfois toutes les 25 minutes pendant toute une journée. Avec des moteurs très puissants puisque l’avion doit atteindre 4 000 mètres très rapidement."

Faute de loi sur ces nuisances sonores, le problème ne pourra se régler que par un accord entre les protagonistes. Sinon, la situation risque de rester figée encore longtemps.
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