Nokia : accord sur les mesures d'accompagnement sociales du PSE, il y aura bien 239 suppressions de postes

Un accord sur les mesures sociales d’accompagnement du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) a été signé ce jeudi 26 novembre par les syndicats CFDT, CFE-CGC et CFTC. Il prévoit 980 suppressions de postes, dont 239 à Lannion (Côtes d'Armor) au lieu des 1233 annoncés au mois de juin.
© C. Bazille - France 3 Bretagne
Une dernière réunion s’est tenue ce jeudi 26 novembre entre la direction et les syndicats de Nokia à l’issue de laquelle les représentants de la CFDT, CFE-CGC et de la CFTC ont signé un accord sur les mesures sociales d’accompagnement du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). 
 

239 postes supprimés à Lannion


Dévoilé au mois de juin, ce plan prévoyait 1 233 suppressions de postes dont 402 à Lannion. Après une forte mobilisation des salariés bretons, ce chiffre avait été réduit à 980, (239 pour le site breton), ce qui pour la CGT, non-signataire de l’accord restait toujours trop élevé.

"Les conditions de départs ne remplaceront jamais un emploi pérenne et stable, créateur de richesses pour l'entreprise, pour les salariés et pour les collectivités locales", déclarait-elle dans un communiqué à l’issue de la réunion.

L’accord prévoit un accompagnement des départs volontaires avec congés de reclassement extra-légaux (au-delà de 12 mois selon les âges) et pour les plus jeunes ingénieurs, des formations longues de plus de 600 heures. Quant à la répartition précise des départs volontaires et des licenciements secs, elle ne sera pas connue avant janvier, selon les syndicats.
 

"Économiquement, on se sent trahi"


Pour les représentants de la CFDT signataire de l’accord, rien n’est encore définitivement joué. Son accord ce jeudi ne concernait que les mesures d’accompagnement des départs.

"C’est vrai que nous avons signé ce livre 1, mais les avis rendus aujourd’hui et hier lors des CSE par les organisations syndicales et les élus ont été unanimes pour rejeter les raisons économiques présentées par la direction. Pour nous, c’est une étape, et absolument pas une fin en soi. Il y a encore beaucoup de choses à faire, la possibilité d’annuler des suppressions de poste jusqu’à la fin du PSE et à Lannion on doit aussi travailler sur des solutions sans Nokia", tient à préciser Bernard Trémulot, délégué CFDT à Lannion. 

En France, la firme finlandaise compte deux sites. Un à Nozay dans l’Essonne (2 895 salariés) et un à Lannion (772 salariés).  
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
social économie technologies entreprises emploi