Masque Neeobreath : une alternative bretonne aux masques jetables

Guillaume Turbec est expert en détendeurs de plongée. Auto entreprepreneur, concepteur de matériel pour scientifiques, il a mis à profit le confinement pour mettre au point un masque efficace et confortable, alternatif aux masques jetables. La demande explosant, il crée son entreprise : Neeobreath. 

Guillaume Turbec au travail dans son atelier de masques
Guillaume Turbec au travail dans son atelier de masques © DR
Certains se sont ennuyés pendant le confinement. Pas Guillaume Turbec. Imaginer et concevoir du matériel, c'est son métier. Le quessoyais a donc été très réactif et a mis au point en quelques semaines un masque alliant un bandeau en néoprène et une jupe en polymère dans laquelle s'insèrent des filtres à renouveler périodiquement, selon les modèles et donc les usages (filtres biocides Hygiaselt à base de cuivre, réutilisables un mois, filtres FFP3 à changer toutes les 4 heures, et bientôt un filtre biosourcé et biodégradable à base d'eucalyptus). Résultat, un produit durable, un look un peu futuriste, mais surtout un confort d'usage très apprécié. La jupe étanche permet par exemple d'éviter la buée sur les lunettes.

La demande explose

Son produit est donc en train de faire un carton, notamment dans les collectivités, les métiers paramédicaux et les entreprises où le port du masque est prolongé. Triskell, une entreprise de transport médicalisé de Ploërmel, lui en a ainsi commandé 40 pour équiper ses ambulanciers. Au total, 3000 masques auront été vendus d'ici la fin de l'été via le site internet de l'autoentrepreneur costarmoricain. Une réussite commerciale qui l'oblige à créer une société : Neeobreath.
Les ambulanciers de Triskell à Ploërmel, équipés du masque Neeobreath
Les ambulanciers de Triskell à Ploërmel, équipés du masque Neeobreath © Guillaume Turbec


Embauches et export

Pour faire face à cette demande et ralentir son rythme de travail personnel de 15 heures par jour, Guillaume Turbec est en train d'embaucher deux personnes, une à l'atelier pour assembler les bandeaux de néoprène et une pour la logistique. Le but est d'atteindre une capacité de production de 500 masques par jour.


Conçu et fabriqué en Bretagne

Les composants français ou européens du masque sont découpés à Lamballe, alors que le marquage est réalisé près de Vannes. Un produit breton donc, et sans surprise c'est le masque "gwenn ha du", aux couleurs du drapeau breton qui a le plus de succès dans la région. Pour ce qui est de la commercialisation, il a trouvé plusieurs distributeurs en France, un au Canada et bientôt d'autres en Grande-Bretagne et en Espagne.

 
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