• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

Baie de Saint-Brieuc : les premiers ramassages d'algues vertes ont commencé

Algues vertes en baie de Saint-Brieuc en juin 2016. / © MaxPPP
Algues vertes en baie de Saint-Brieuc en juin 2016. / © MaxPPP

Depuis le jeudi 27 avril, les premiers ramassages d'algues vertes ont commencé sur les plages de la Baie de Saint-Brieuc en raison d'échouages précoces cette année. 

Par LH

Les algues vertes sont de retour en baie de Saint-Brieuc et plus tôt que prévu. Le ramassage a donc déjà commencé, dans le cadre du Plan de lutte contre les algues vertes. 

Ces échouages précoces ne sont "pas à imputer à un niveau de pollution de l'eau supérieur en ce début d'année mais à une quantité très importante d'algues en fin 2016 et une météo hivernale clémente avec peu d’épisodes venteux susceptibles de disperser les stocks et des températures de l’eau légèrement supérieures à la moyenne. A cela, s’ajoute un mois d’avril très lumineux" détaille l'agence Rivacom.

Le phénomène des marées vertes en baie de Saint-Brieuc est également lié à plusieurs facteurs déclencheurs comme la spécificité de la baie (baie confinée aux eaux claires et peu profondes) et la présence de nutriments, en particulier l'azote apporté par les rivières qui se jettent dans la baie.

Un recul significatif des algues vertes à Saint-Brieuc

La baie de Saint-Brieuc a été l'une des premières à s'être engagée dans la lutte contre le phénomène et a ainsi enregistré un recul significatif depuis le premier plan de lutte entre 2010 et 2015. Jean-Luc Barbo, président de la commission locale de l'eau, indiquait en juillet 2016 que "dans les années 2000, il y avait 2 400 tonnes de flux d'azote dans la baie. Aujourd'hui, nous en avons 1 550 tonnes et nous tablons sur 850 tonnes en 2027". 80% des agriculteurs briochins adhèrent au projet depuis le début et ont réduit les quantités d'azote utilisées. 

Le projet Baie 2027 veut également poursuivre l'éradication des algues vertes notamment en accompagnant individuellement les exploitants agricoles sur une gestion plus efficiente de l'azote, une meilleure couverture du sol et en favorisant la dénitrification naturelle dans le parcours de l’eau.

Sur le même sujet

Fabian Lahaie, avocat des familles.

Les + Lus