Chantier éolien en baie de Saint-Brieuc : nouvel incident technique de foreuse, les travaux sont suspendus

Après une première fuite d'huile autour du chantier éolien de la baie de Saint-Brieuc, un incident technique de foreuse a été signalé. Des moyens anti-pollution et une surveillance nautique et aérienne ont été mises en place, sans constater de traces visibles sur l'eau.
Le navire de forage du chantier éolien de  la baie de Saint-Brieuc a suspendu ses travaux
Le navire de forage du chantier éolien de la baie de Saint-Brieuc a suspendu ses travaux © Maxppp/Lionel Le Saux

Ce mercredi 28 juillet 2021 peu avant 8h, le commandant de l’Aeolus a à nouveau signalé au CROSS Corsen que l’une de ses trois foreuses venait de subir un incident technique lors de sa remontée à bord : quelques dizaines de litres d’huile hydraulique de type panolin HLP SYNTH 46 se sont ainsi déversées majoritairement sur le pont du navire mais aussi en mer.

Conformément aux mesures de prévention renforcées exigées par le préfet des Côtes d’Armor et le préfet maritime à l’issue du premier rejet accidentel du 14 juin dernier, Ailes Marines a rapidement mis en œuvre plusieurs moyens antipollution.
 

Absence de pollution visible en mer

Rapidement informé, le préfet maritime de l’Atlantique a dépêché sur zone un moyen nautique, la vedette côtière de surveillance maritime Trieux de la gendarmerie maritime et déclenché un vol de Falcon 50 de la Marine nationale pour évaluer l’étendue du rejet à la mer.

Mais à l’issue de leur patrouille respective en fin de matinée, ni le Falcon 50 ni la Trieux n’ont détecté visuellement de pollution autour ou à proximité de l’Aeolus. Un deuxième survol réalisé en fin d’après-midi confirmait l’absence de rejet visible.

En lien avec le parquet maritime de Brest, une équipe d’enquêteurs de la gendarmerie maritime s’est rendue à bord de l’Aeolus dans l’après-midi pour procéder aux premières investigations.


Travaux suspendus dans l'attente des causes de l'incident

Par précaution, la préfecture maritime maintient une surveillance nautique et aérienne du plan d’eau autour de l’Aeolus pour les prochaines 24h afin de pouvoir détecter toute éventuelle trace d'huile. Le dispositif antipollution d’Ailes Marines reste également mobilisé.

Les travaux sont suspendus dans l’attente d’une présentation à la préfecture maritime d’une analyse de la cause de cet incident et des mesures correctrices prises en conséquence pour éviter son renouvellement.


Une première fuite en juin

Lundi 14 juin 2021, le navire d'installation offshore Aeolus, appartenant à la société Van Oord avait déjà déclaré une fuite d’huile au Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) de Corsen.

Ce navire réalise depuis le début du mois de mai des travaux de forage en baie de Saint-Brieuc dans le cadre du projet de parc éolien porté par la société Ailes Marines. Cette fuite avait occasionné une vaste irisation d’une quarantaine de km².


Enquête judiciaire 

Avec l’aide des experts du Cèdre, une enquête judiciaire diligentée par le parquet maritime de Brest est en cours pour déterminer si ce rejet accidentel peut être qualifié ou non de pollution maritime. En effet, le panolin HLP SYNTH 46 est classé dans la catégorie des fluides facilement biodégradables spécialement conçus pour les travaux de forage en mer.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
mer nature accident éolien énergie environnement