Grève dans l’Éducation Nationale. Nos enfants ne sont pas des sardines". Enseignants et parents d'élèves manifestent dans les Côtes d'Armor

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C'est une nouvelle journée de mobilisation des enseignants ce mardi 6 février. En ligne de mire : le salaire, mais aussi la mise en place de groupes de niveaux décidée par Gabriel Attal. Dans les Côtes d'Armor, il y avait également l'inquiétude de voir 45 classes fermer à la rentrée prochaine. Enseignants et parents d'élèves ont manifesté devant l'inspection d'académie à Saint-Brieuc. ©France 3 Bretagne / I. Tayeb - F. Leroy

C'est une nouvelle journée de mobilisation des enseignants ce mardi 6 février. En ligne de mire : le salaire, mais aussi la mise en place de groupes de niveaux décidée par Gabriel Attal. Dans les Côtes d'Armor, il y avait également l'inquiétude de voir 45 classes fermer à la rentrée prochaine. Enseignants et parents d'élèves ont manifesté devant l'inspection d'académie à Saint-Brieuc.

Dans un contexte de nouvelle journée de grève des enseignants par rapport entre autres à l'inquiétante mise en place de groupes de niveau au collège dès la rentrée prochaine, dans les Côtes d'Armor, c'est la menace de fermeture de 45 classes dans le département qui tracasse parents et professeurs. Une manifestation s'est tenue devant la direction académique des Côtes d'Armor à Saint Brieuc. Une délégation a été reçue. Ces fermetures sonnent dans les esprits, comme une marque supplémentaire d'un abandon des territoires. 

C’est une attaque sans précédent qui est faite contre l’école et qui suit une saignée en 2023 où 46 classes avaient été fermées.

Stéphane Chiarelli

co-secrétaire du SNUIPP-FSU 22

Ils sont venus porter leur message aux portes de l’académie à coup de cormuse. Leur slogan s’affiche sur les pancartes : Non à la fermeture des classes. Dans le cortège, des élus, des parents d’élèves, des professeurs. Selon les syndicats, 45 classes risquent de fermer à la rentrée prochaine dans les Côtes d’Armor. Ils dénoncent une casse du service public : "C’est une attaque sans précédent qui est faite contre l’école et qui suit une saignée en 2023 où 46 classes avaient été fermées", témoigne Stéphane Chiarelli, co-secrétaire du SNUIPP-FSU 22. 

Du côté des parents d’eleves, l’inquiétude a gagné les esprits. Ils craignent de voir leurs enfants étudier dans des classes de primaire surchargées. Sur des pancartes, on peut lire ici et là "Nos enfants ne sont pas des sardines". Une image qui en dit long. 

Un non-sens

Plusieurs écoles du département risquent de voir une classe fermer à la rentrée. C’est le cas à Erquy, commune de 4000 habitants. Une situation incompréhensible pour le maire, Henri Labbé, qui œuvre pour redynamiser son territoire : "Fermer une classe à Erquy, c’est un non sens. Si on ferme une classe, les gens risquent d'aller dans le privé après et puis, surtout on veut avoir de la jeunesse à Erquy".

Dans ce quartier, 12 nouveaux logements sociaux sont sortis de terre. Un peu plus loin, 5 autres maisons sont prêtent à accueillir des familles à la rentrée prochaine.

Alors la fermeture de classes laissent un goût amer. Certains élus locaux voient dans la situation, un abandon des territoires : "Il faut savoir également qu’on a un collège qui va fermer l’année prochaine. Ce n'est même pas un sentiment, c’est une réalité en fait", conclut Murielle Lepvraud, députée LFI des Côtes-d'Armor.

Tous ici gardent l’espoir de voir des classes maintenues à la rentrée prochaine. La direction académique des Côtes d’Armor devrait rendre sa décision dans les dix prochains jours.

Avec Inès Tayeb et Fabrice Leroy