Saint-Brieuc à nouveau en lice pour le concours de la plus belle gare de France !

Publié le Mis à jour le
Écrit par Catherine Jauneau .

Pour la troisième édition du concours SNCF de la plus belle gare de France, celle de Saint-Brieuc, malgré sa place en finale en 2021, avait dû s'incliner. L'édifice est à nouveau en lice pour une quatrième édition. Le public est invité à se mobiliser pour le vote. Histoire et mutation de ce bâtiment emblématique de la cité briochine.

Battue en finale par la gare de Metz en 2021 pour le concours SNCF de la plus belle gare de France, la gare de Saint-Brieuc est à nouveau en compétition pour l'année 2022 . Au public de liker sur la page facebook SNCF Gares et connexions,  pour donner sa chance au monument de son choix!  Lors d'un premier tour, Il y avait  36 finalistes, soit trois gares par région .

Vote du public jusqu'au 30 septembre

À l’issue de ce  premier tour, reste  12 régions avec les 12 gares sélectionnées par les internautes qui se battront pour le titre de « Plus Belle Gare de France ». Le vote aura lieu, à nouveau sur les réseaux sociaux, jusqu'au  30 septembre. Le nom de la grande gagnante sera communiqué le 5 octobre.

 

La gare de Saint-Brieuc à même un site spécialement conçu pour mettre en avant ses atouts : https://www.facebook.com/saintbrieucplusbellegare 

Un peu d'histoire....

Le 17 mai 1931, le bâtiment principal de la gare de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) était inauguré. Aujourd'hui , l’édifice de 110 mètres de long est l’un des derniers vestiges d’un quartier dont le visage a été entièrement modifié ces dernières années. La gare à son emplacement actuel a été créée en 1863, dans le cadre de la ligne Paris-Brest . A cette époque, il fallait dix heures pour rallier Paris à Saint-Brieuc. C'est la compagnie des chemins de fer de l'Ouest qui en avait la gestion . La ville voisine de Quintin, important centre de l'industrie de la toile était en concurrence avec Saint-Brieuc pour le tracé et c'est lors d'un passage de Napoléon III ( second empire) que celui-ci s'engage à appuyer la création de la ligne vers la cité briochine.

Une coupole, des passages souterrains et même le chauffage !

Les travaux  de la nouvelle gare sont lancés en 1924. M. Letrait, ingénieur et chef de la division d’architecture du réseau d’État, a imaginé « un bâtiment central surmonté d’une coupole de 26,50 m sur 16 m, contenant les guichets de billets, le service des bagages au départ, une bibliothèque », peut-on lire dans un article d’Ouest-Eclair de 1929.

On apprend également que le service des voyageurs se fera sur trois quais, « tous reliés au bâtiment par des passages souterrains revêtus de carreaux de faïence blanche ». Une marquise en ciment armé épouse sur tout son long le bâtiment, « muni du chauffage central ». Devant la gare, la cour est « nivelée, empierrée et bitumée ».

La gare épargnée par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale

L’édifice, avec ses deux ailes, est inauguré le 17 mai 1931. On y découvre des alliances de menuiserie, de ferronnerie, de miroiterie et de serrurerie.

Des rénovations suivront bien sûr avec, des travaux réalisés comme en 1988, juste avant l’arrivée du TGV. Le dôme s’est même refait une beauté en 2006. Cependant, l’esprit du monument, épargné par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, a résisté à la rénovation complète du quartier.  En 2016, enfin, la passerelle Harel de la Noë est détruite, remplacée par une nouvelle.

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