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Vidéo : L214 demande l'interdiction totale de l'élevage des poules en cage

Une des images de la vidéo de L214 prise dans un élevage de poules en batterie des Côtes d'Armor / © Capture vidéo L214
Une des images de la vidéo de L214 prise dans un élevage de poules en batterie des Côtes d'Armor / © Capture vidéo L214

L'association L214, qui milite pour le bien-être animal et l'abolition de la consommation de viande, présente une nouvelle vidéo prise dans un élevage de poules en batterie des Côtes d'Armor. L'association demande au gouvernement d'interdire tout élevage de poules pondeuses en batterie d'ici 2025 .

Par Thierry Peigné (avec AFP)

C'est sur des images tournées, selon L214, en novembre 2017 dans un élevage de plus de 130 000 poules des Côtes-d’Armor, que s'appuie l'argumentaire développé par l'animateur Stéphane Bern. Dans cette vidéo, on peut y voir des cages à l’infini, avec des poules entassées, qui se piétinent par manque de place. Certaines y sont déplumées. La vidéo montre également des cadavres en décomposition.

Selon L214, "l’entreprise produit notamment des œufs à destination des produits transformés pour la restauration hors-foyer ou la pâtisserie industrielle. Ces œufs sont également commercialisés sous la marque Matines en grande surface".


Pour L214, cette vidéo est "une preuve supplémentaire de l’accablante réalité de l’élevage en batterie" et permet "le lancement ce jour par L214 d’une campagne pour l’interdiction de l’élevage en cage en France" explique-t-elle dans un communiqué diffusé ce lundi.

Une pétition pour interpeller le président Macron

L'association indique lancer un site avec une pétition adressée au président Emmanuel Macron. 

A quelques jours de la clôture des Etats généraux de l'alimentation, L214 rappelle que lors de son discours d'octobre à Rungis, Emmanuel Macron avait pris position au sujet des oeufs en cage. Il avait, devant les agriculteurs et les patrons de la grande distribution, rappelé son engagement pris pendant la campagne présidentielle que "les oeufs de table vendus aux consommateurs ne seraient issus que d'élevages en plein air d'ici 2022".

Pour L214, cela constitue une avancée, mais l'association souligne que "l'immense majorité des supermarchés s'y est déjà engagée (d'ici 2020 ou 2025)" et affirme que les volumes d'oeufs de table vendus en supermarchés comptent "pour moins de 50% de la totalité de la consommation d'oeufs en France". Un chiffre presque en ligne avec les dernières données dont dispose le Syndicat national des industriels et professionnels de l'oeuf (SNIPO), qui chiffre à 50% les achats d'oeufs coquilles par les ménages français, à 38% les oeufs utilisés pour fabriquer des ovoproduits et à 8% les oeufs utilisés dans la restauration.

L214 souligne que les oeufs destinés à l'industrie et à la restauration, contrairement aux oeufs de table, "sont commercialisés sans traçabilité du mode d'élevage pour le consommateur". L'association estime que le projet évoqué par Emmanuel Macron ne va "pas plus loin que celui déjà affiché par l'interprofession".

Un dépôt de plainte pour "mauvais traitements"

L'association a indiqué son intention de déposer une "plainte pour mauvais traitements" auprès du tribunal de grande instance de Saint-Malo. L214 entend également introduire "un recours en responsabilité contre l'Etat pour faute du fait de son inaction et de sa tolérance aux manquements" dont s'est rendu coupable, selon elle, le propriétaire de l'élevage. 

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Fabian Lahaie, avocat des familles.

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