Coupe du monde de rugby féminin : la Rennaise Caroline Drouin avait “hâte de jouer”

Les Bleues pendant l'hymne national, à l'occasion de leur match contre le Japon / © France 4
Les Bleues pendant l'hymne national, à l'occasion de leur match contre le Japon / © France 4

Débuts faciles pour les Bleues mercredi 9 août pour leur premier match de la Coupe du monde de rugby. Elles ont dominé les Japonaises sans difficultés 72-14. Caroline Drouin du Stade Rennais Rugby goûte à cette compétition pour la première fois et attendait ce rendez-vous avec impatience.

Par Emilie Colin

L'équipe de France féminine de rugby a débuté le Mondial 2017 sans encombres en surclassant le Japon avec le bonus offensif 72-14, mercredi à Dublin. Grâce à leurs douze essais marqués, dont un triplé pour la centre Caroline Ladagnous, les Françaises sont seules en tête du groupe C à l'issue de la première journée.

Caroline Drouin, joueuse du Stade Rennais Rugby fait partie des effectifs. C'est sa première participation à cet événement. Contactée, elle explique avoir attendu ce moment "avec un peu de pression et d'appréhension, mais aussi beaucoup d'envie, hâte de pouvoir jouer et commencer la compétition après une longue et intense préparation." 

À propos du match contre les Japonaises, elle joue la prudence : "C'était un match important car le premier, qu'il fallait au mieux négocier pour faire une bonne entame dans la compétition. La victoire était là, mais il y a encore des détails à régler." Caroline ne sous-estime pas ses adversaires, loin de là : "elles ont été très vaillantes et ont su nous poser quelques problèmes, jusqu'à la fin de la rencontre."

Les Bleues comptent un point d'avance sur l'Irlande, leur plus sérieux rival pour l'accession aux demi-finales, qui a battu de peu l'Australie (19-17). Seuls les premiers de chaque poule et le meilleur deuxième seront qualifiés pour le dernier carré. L'opposition montera d'un cran, voire un peu plus, dimanche avec l'Australie. "On sait qu'il va falloir hausser notre niveau de jeu et être plus performantes en défense." estime Caroline Drouin. 


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C'est le temps qu'il faut aux Bleues pour marquer contre les Japonaises. C'est la troisième ligne aile Romane Ménager qui sur le coup d'envoi français profite d'une mauvaise réception adverse pour faire parler sa puissance.


Pendant cette rencontre, les Françaises ont récité leur rugby, notamment Ladagnous, désignée femme du match. Gaëlle Mignot et ses coéquipières n'auront connu qu'un seul temps faible pendant lequel elles furent dominées: il correspond à l'exclusion temporaire de Céline Ferer (20e) pour un plaquage dangereux. 

L'ailière Elodie Guiglion en coin, décalée par Montserrat Amédée (5e), le pilier Annaëlle Deshayes en puissance (14e) et Ladagnous, en résistant à trois arrières adverses (17e) permettaient aux Bleues de s'assurer le bonus offensif au bout d'un gros quart d'heure de jeu seulement (22-0). À 14 contre 15 après le carton jaune infligé à Ferer, elles reculaient et Mateitoga Bogidraumainadave concrétisait la réaction japonaise (25e). Mais à la fin de l'infériorité numérique, les Françaises ont repris la marche avant grâce à une accélération de Lenaïg Corson, qui a transmis à l'ailière Caroline
Boujard pour le 5e essai (29-7, 31e). 

La sortie sur blessure de Bogidraumainadave (43e) va éteindre les derniers espoirs japonais et les Françaises vont inscrire sept essais après la pause, dont un grâce à Montserrat Amédée, pour sa toute première sélection à XV, sur un formidable slalom (60e). 

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