Coupe de la Ligue : avec Gourvennec, la magie opère à nouveau à Guingamp

Jocelyn Gourvennec pendant le match entre Guingamp et Dijon le 16 mars 2019. / © Fred TANNEAU / AFP
Jocelyn Gourvennec pendant le match entre Guingamp et Dijon le 16 mars 2019. / © Fred TANNEAU / AFP

"Il n'y a rien de magique", assure Jocelyn Gourvennec. Pourtant, depuis son retour, Guingamp a redressé la tête en championnat et renoue avec ses plus belles heures en jouant la finale de la Coupe de la Ligue, samedi 30 mars.

Par AFP

"Je ne suis pas un magicien, je l'ai jamais été je le serai jamais", avait-il assuré la semaine passée dans une longue interview en podcast sur le site de Ouest-France.

Jeudi, à deux jours de la finale de la Coupe de la Ligue à Lille et contre Strasbourg (21h05), où il pourrait mener le club en Ligue Europa, comme en 2014 en Coupe de France, il a persisté et signé.
"Il n'y a rien de magique. Simplement, il y a un club extrêmement bien structuré, extrêmement bien organisé et aux reins solides sur le plan financier", a-t-il plaidé. "Après, il y a le travail, l'investissement, la mentalité qu'on met dans ce qu'on fait. C'est ce qu'on peut maîtriser", a poursuivi l'entraîneur revenu en novembre au chevet du club dernier de Ligue 1, après deux ans et demi loin de la Bretagne, dont une saison et demi sur le banc de Bordeaux.
 

Guingamp, un "nouveau club"

Un choix qui avait surpris et même été parfois perçu comme un retour en arrière par certains. Pourtant, comme Héraclite disait qu'on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, Gourvennec pourrait dire qu'on entraîne jamais deux fois le même club.
 


"J'ai le sentiment d'être venu, entre guillemets dans un "nouveau club," affirme-il. L'âme du club n'a pas changé (...) Ce qui a changé ce sont les infrastructures (le Pro Park, centre d'entraînement inauguré à la rentrée, NDLR) qui sont exceptionnelles et qui sont modernes. C'est la preuve que le club continue à se structurer et un club qui est en mouvement est un club qui progresse".

Ce pari, dans lequel il semblait avoir bien plus à perdre qu'à gagner, est en passe d'être tenu.

Les huit points pris lors des 5 dernières journées ont permis à l'En-Avant de quitter la dernière place pour la première fois depuis la 3e journée de Ligue 1 pour se placer à la place de 18e et barragiste virtuel.
Même les sept points de retard sur Amiens et la 17e place, synonyme de maintien direct, à neuf journées de la fin, ne semblent plus infranchissables, d'autant qu'ils affrontent les Picards pour la dernière journée.

Mais pour le moment, "on fait abstraction du championnat", assure-t-il. 
 

"Outsiders, on sait faire"

"Le match qui arrive est le plus important, toujours, et là, c'est la finale", rappelle-t-il. Strasbourg, 10e et ambitieux, sera forcément favori. Une situation qui n'est pas pour déplaire aux Bretons
 

"On est des outsiders, on sait faire ça", se délecte même le technicien qui veut s'appuyer sur la bonne dynamique bretonne. "Oui Strasbourg a construit une belle saison, oui ils sont favoris parce qu'ils ont construit cette belle  saison. Mais aujourd'hui on est mieux armés pour aller dérégler Strasbourg dans cette finale", juge-t-il.

Avec trois finales en dix ans, Guingamp sait gérer ces rendez-vous. Les défenseurs Jérémy Sorbon et Christophe Kerbrat encore dans l'effectif et Thibault Giresse dans le staff aujourd'hui, étaient au Stade de France en 2014.

 "Je trouve que le groupe digère très bien. Je ne sens pas de nervosité, pas de fébrilité, pas d'énervement", résume-t-il. Comme au Parc en quart de finale, comme face à Monaco, en demi, quand il était mené 2-0, l'En-Avant jouera sa chance "à la guingampaise", avec la conviction que rien n'est impossible.

"La chance sourit aux audacieux. Un moment donné on prend des risques, on se mouille, on s'affiche, on se mobilise... Et c'est comme ça qu'on provoque la chance, le petit brin de réussite qui fait qu'à Guingamp, c'est un peu différent d'ailleurs", glisse-t-il dans un sourire.
 

 

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