Covid-19. Malgré les efforts des Bretons à se faire vacciner, le variant Delta inquiète

La Bretagne est une des championnes de la vaccination en France. Pour autant, l'épidémiologiste Pascal Crepey alerte sur le nouveau variant Delta, plus contagieux. L'expert insiste sur les retombées positives de la vaccination sur la population. 

© Nicolas TUCAT / AFP

52,6% des Bretons et Bretonnes ont reçu leur première dose de vaccin contre le Covid-19, dimanche 20 juin, contre 47,6% au niveau national.

« Nous sommes un peu en avance sur les autres régions », constate Aurélien Robert de l’Agence régionale de santé, l'ARS Bretagne. En tout, 899 518 Bretons et Bretonnes sont totalement vaccinés. 

Aussi, un record de vaccination a été battu dans la région la semaine du 7 au 13 juin dernier : 236 293 injections ont été réalisées.

Les Côtes d’Armor à l’avant du peloton, l’Ille-et-Vilaine un peu à la traîne 

Taux de vaccination en Bretagne : les Côtes d'Armor en tête, l'Ille-et-Vilaine en fin de peloton
Taux de vaccination en Bretagne : les Côtes d'Armor en tête, l'Ille-et-Vilaine en fin de peloton © Antoinette Grall - FTV

Les Côtes d’Armor sont les champions en titre de la vaccination dans la région : 57,5% de la population costarmoricaine s’est fait vaccinée avec au moins une dose. En Ille-et-Vilaine, c’est un peu moins que cela, avec 47% de la population vaccinée. 

Et maintenant ? « La Bretagne n’est pas en retard, il faut que ça reste ainsi et que la vaccination accélère », considère Pascal Crepey, épidémiologiste à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique à Rennes. 

Depuis le 15 juin, les 12 - 17 ans peuvent aussi se faire vacciner et se rendre dans un centre de vaccination sans leurs parents. Seule une signature de l’un des deux représentant légal est obligatoire. 

« Il y a beaucoup plus de doses disponibles qu’avant donc beaucoup plus de créneaux disponibles », résume Aurélien Robert de l’ARS Bretagne.

La menace du variant Delta plane-t-elle sur la Bretagne ?

«  Nous vivons sur la menace du nouveau variant Delta, le variant indien », alerte l’épidémiologiste Pascal Crepey. 

Nous savons que pour contrôler une éventuelle vague due au variant Delta, il va falloir un niveau de vaccination des plus élevés possibles. Il ne faut pas relâcher et continuer de se faire vacciner : ce sera le meilleur moyen de retourner à la vie normale

Pascal Crepey, épidémiologiste à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes

Contre le variant Delta, deux doses de vaccin Pfizer seraient efficaces à 96%. Mais le variant Delta est bien plus transmissible que les autres, c’est pourquoi l’épidémiologiste insiste sur la vaccination : « Plus la population compte de personnes vaccinées, plus le virus va avoir du mal à infecter les personnes ». 

Selon lui, « la vaccination a une utilité : ralentir l’épidémie et la rendre ainsi mieux contrôlable ».

Pascal Crepey rappelle tout de même que « le risque zéro n’existe pas ». Une personne vaccinée peut attraper le variant Delta. Cependant, « une personne vaccinée à moins à craindre le virus qu’une personne non-vaccinée ». 

Il invite la population à garder le bon réflexe « se faire tester et s’isoler » ainsi que les gestes barrières. 

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