Crise agricole de l'été : 471 faits d'atteintes à des biens publics et privés en Bretagne

Le radar du Pont de l'Iroise incendié / © A.Quéré
Le radar du Pont de l'Iroise incendié / © A.Quéré

Le préfet de Bretagne Patrick Strzoda a fait le point jeudi sur les actes délictueux occasionnés lors des manifestations agricoles en Bretagne cet été. Des destructions qui coûtent très cher à l'Etat. Mais l'impunité n'est pas de mise selon le préfet.

Par T.P. avec AFP

Une partie de l'été aura été marquée par les manifestations des agriculteurs qui crient leur détresse devant les cours de la viande et du lait au plus bas et qui demandent avant tout de vivre de leur métier. Des manifestations qui, au delà de la gène occasionnée sur le trafic routier lorsqu'ils occupent des voies de circulation, le manque à gagner de certaines enseignes lorsqu'ils bloquent des magasins, se traduisent aussi par des destructions et des faits d'atteintes à des biens publics et privés.

Les services de la préfecture de région en ont répertorié 471 entre début juin et mi-août en Bretagne, première région d'élevage française. Comme l'avait annoncé en juin dernier le préfet Patrick Strzoda, des contrôles d'identité, des relevés de plaques d'immatriculation et des interpellations ont été effectuées.

214 plaintes

122 personnes ont été identifiées lors de ces dégradations et 106 ont déjà été entendues par les enquêteurs, a ajouté le préfet, précisant que 214 plaintes avaient été déposées. "On entend dire parfois que l'Etat laisse faire, qu'il est impuissant. C'est faux", a-t-il lancé.

Des millions d'euros de dégâts

Patrick Strzoda n'a fourni aucun chiffre sur le coût total des dégâts, évoquant simplement un bilan de 900.000 euros pour la dégradation d'une route dans le Finistère, ou 50.000 euros pour le vol ou la destruction de produits dans un supermarché en Ille-et-Vilaine ou bien encore 5.000 euros pour le portail de la sous-préfecture de Redon.

A lire aussi

Sur le même sujet

Pauline Kerscaven sur le plateau de Bali Breizh

Les + Lus