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Deux Bretons champions d'Europe d'auto-stop

Aurélien et Arthur, devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, symbole de l'arrivée. / © Arthur Massonneau
Aurélien et Arthur, devant la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle, symbole de l'arrivée. / © Arthur Massonneau

Un titre assez insolite pour ces deux Bretons de la vingtaine. Représentant la France, ils ont rallié Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Gdansk en Pologne. Et tout ça devant leurs cinq binômes concurrents. 

Par Corentin Bélard

À la force du pouce levé, et beaucoup de patience. Arthur et Aurélien sont partis un samedi 3 août, à 13h, depuis la ville portuaire de Gdansk en Pologne. Leur objectif ? Saint-Jacques-de-Compostelle, dans le nord-ouest de l'Espagne. 3.000 kilomètres à parcourir le plus rapidement possible, en comptant sur la générosité des automobilistes.
 

"Des rencontres exceptionnelles"

Pour les participants, il est interdit de payer pour le transport. Ainsi, ils ne peuvent compter que sur la sympathie des automobilistes sur leur trajet. Nos deux amis, rennais et vannetais, auront fait la rencontre de 21 personnes différentes pour rejoindre l'Espagne. "On a fait des rencontres exceptionnelles. Que ce soit pour un trajet de 2km comme celui de 700km !sourit Arthur.
 

Proches de la fin à Saint-Jacques-de-Compostelle, les deux amis ont même trouvé la perle rare. Une famille espagnole a fait un détour de 60km pour les accompagner sur la ligne d'arrivée. "On a été les premiers à la franchir, avec un jour d'avance sur les autres !"
 
Arthur se rappelle aussi de "Joe, un gars qu'on n'oubliera pas. Il nous a pris de Reims jusqu'à Limoges, et même payé le café au moment de se séparer !"
 

Le goût de l'aventure

L'idée de faire cette course est venue "lors d'un repas". Arthur avait déjà fait la Mad Jacques (une course déguisée pour rejoindre un village de Creuse). Il souhaitait passer à l'étape supérieure. "J'ai proposé de faire cette course européenne. Et Aurélien s'est dit 'banco'. On ne se connaissait pas plus que ça quand on a commencé, la course a réellement forgé notre amitié !"
Aurélien est un habitué de l'auto-stop, notamment en Bretagne. "L'une des meilleures régions pour en faire" selon Arthur. 

Les deux compères ont pour projet de passer au niveau supérieur. "On aimerait faire des courses plus longues. On pense à la Barcelona Express, mais elle est trop organisée en petits trajets. Sinon on sait qu'il y a une énorme course qui traverse l'Europe depuis la Russie. On y réfléchit !"
 
Le trajet réalisé entre Gdansk et Saint-Jacques-de-Compostelle / © Arthur Massonneau / Google Maps
Le trajet réalisé entre Gdansk et Saint-Jacques-de-Compostelle / © Arthur Massonneau / Google Maps

 

Pas de tout repos

L'auto-stop ne se fait pas qu'en voiture, malgré ce que l'on pourrait penser. "Sur les trois jours de courses, on a marché 45 kilomètres ! Soit parce qu'on trouvait personne pour nous prendre, soit pour couper à travers champs. On l'a fait pour passer d'une station-service à l'autre."

Les stations-services sont justement des spots appréciés des stoppeurs. "C'est plus facile de rentrer dans une voiture à l'arrêt plutôt qu'en mouvement !" ironise Arthur. Là, ils peuvent aborder plus facilement les conducteurs qui font le plein à la pompe.
Pour se reposer, ils plantaient "la tente derrière les stations. En Allemagne, on avait dormi derrière un fast-food." L'endroit n'était pas très glamour mais cela leur permettait de trouver rapidement une autre voiture. "On ne s'est pas beaucoup reposé. Deux, trois heures par nuit, tout au plus !"

Arthur et Aurélien sont heureux d'être venus à bout de cette course, et de l'avoir remportée. Un bon moyen pour eux de placer la barre plus haut et se donner d'autres objectifs pour la suite.
 

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