Elections régionales : Jean-Yves Le Drian ne donne pas de consigne mais regrette la division de ses "amis"

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ex-président de la région Bretagne, n'a pas donné dimanche de consigne de vote pour les prochaines régionales mais a regretté la division de ses "amis", membres de la majorité avec laquelle il avait conquis la Bretagne en 2015.

Jean-Yves Le Drian : pas de consigne de vote pour les futures élections régionales en Bretagne.
Jean-Yves Le Drian : pas de consigne de vote pour les futures élections régionales en Bretagne. © F3 / FTV

Ce dimanche 18 avril, Jean-Yves Le Drian était l'invité de l'émission Dimanche en Politique sur France3. Il a été interrogé sur le contexte des futures élections régionales en Bretagne.

Pour le prochain scrutin :  Loïg Chesnais-Girard (PS) et Thierry Burlot (ex-PS), qui figuraient lors des élections régionales de 2015 sur la liste victorieuse menée par M. Le Drian, partent divisés. Le premier avec une liste d'union de la gauche, et le second, sans étiquette, avec une liste de la majorité présidentielle.

Loïg Chesnais-Girard (PS) est devenu président de la région en 2017 après le départ de M. Le Drian qui avait renoncé à la présidence de région à la demande du président de la République Emmanuel Macron.

En mars dernier, M. Chesnais-Girard a retiré ses délégations à Thierry Burlot, l'un de ses vice-présidents, à l'annonce de sa candidature aux élections régionales.

 "J'ai été élu trois fois président de la région Bretagne et à chaque fois j'ai essayé de faire en sorte que sur des objectifs communs, nous puissions rassembler et c'est que j'ai fait en particulier aux dernières élections régionales", a rappelé M. Le Drian."Malheureusement, je constate que cette majorité là est en train de se diviser alors qu'il aurait fallu qu'elle s'élargisse", a-t-il dit.
 

"J'attends de leur part qu'ils fassent la démonstration de leurs intentions"

"Ils se sont divisés et franchement je le regrette, ce n'est pas ce qu'attendent les Bretons", mais "les Bretons n'attendent pas non plus qu'il y ait une espèce de chaperon que je pourrais être, qu'il y ait une espèce de guide qui dirait aux bretons: voilà comment ils faut voter", a-t-il souligné.

 Il a précisé que Thierry Burlot et Loïg Chesnais-Girard étaient pour lui "deux amis" et a refusé de prendre parti pour l'un ou pour l'autre. "Ce qui est indispensable c'est que et l'un et l'autre énoncent clairement quel est leur programme, leur projet; deuxièmement qu'ils indiquent comment ils vont se mobiliser, quelles vont être leurs listes, et troisièmement il faut qu'ils soient clairs sur leurs alliances. J'attends de leur part qu'ils fassent la démonstration de leurs intentions", a-t-il souligné. 

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