bretagne
Choisir une région

Ensemble c'est mieux

Du lundi au vendredi, à 10 h 45 
Logo de l'émission Ensemble c'est mieux

Dons d'organes : faites part de votre position à vos proches

Le don d'organes, vous en pensez quoi ? Parlez-en avec vos proches. / © France 3
Le don d'organes, vous en pensez quoi ? Parlez-en avec vos proches. / © France 3

Parler de sa volonté ou non de donner ses organes après sa mort, c'est vital pour d'autres... En 2015 sur les 21 500 patients en attente de greffe en France, seuls 5700 ont reçu un greffon et 200 personnes sont décédées faute de donneurs. Bien que bonne élève, la Bretagne peut encore mieux faire.

Par Catherine Deunf

Si on appliquait la loi stricto sensu, toute personne ne s'étant pas déclarée contre le prélèvement de ses organes, deviendrait automatiquement donneuse d'organes, de tissus et d'os en cas de mort encéphalique. Dans les faits, les équipes médicales demandent tout de même l'avis des proches. Cette démarche est éminemment complexe puisqu'elle intervient dans les instants qui suivent l'annonce du décès brutal d'un être cher. Malgré leur état de choc, des parents vont devoir autoriser ou non le prélèvement d'organes et ce, très rapidement avant que les tissus ne se dégradent. Manifester clairement sa position concernant le don d'organes permet aux proches de prendre une décision plus sereinement.

Peu de donneurs potentiels

Seules les morts encéphaliques, c'est à dire 1% des décès, peuvent donner lieu à un prélèvement d'organes. Sur ces donneurs éventuels, certains ne seront pas retenus pour des raisons médicales. Pour les autres, le consentement de la famille sera sollicité. En France, 33% de ces familles concernées refusent le prélèvement, en Bretagne le taux de refus est de 20 %. Au final, très peu de décès aboutissent donc à un don. Pourtant, un donneur peut sauver plusieurs vies en offrant différents organes (foie, coeur, poumon, pancréas, intestin), des tissus (peau, cornée), et même des os. En moyenne, trois personnes et demi bénéficient d'un même donneur.

Le docteur, Christian Platel, de la coordination hospitalière pour le prélèvement d'organes et de tissus au CHU de Rennes, était l'invité de Bretagne Matin :

ITV Christian Platel, coordination hospitalière pour le prélèvement d'organes et de tissus - CHU Rennes.
Parler de sa volonté ou non de donner ses organes après sa mort, c'est vital pour d'autres... En 2015 sur les 21 500 patients en attente de greffe en France, seuls 5700 ont reçu un greffon et 200 personnes sont décédées faute de donneurs. Bien que bonne élève, la Bretagne peut encore mieux faire.

Pour plus d'informations : AMIGO, ADOT, agence de biomédecine, www.dondorganes.fr