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Fichage ethnique: une amende pour le Paris SG et Marc Westerloppe, actuel cadre du Stade Rennais

Marc Westerloppe, responsable du suivi et du développement individuel des joueurs du Stade rennais - février 2018 / © Photo PQR - Ouest-France - P. Chérel
Marc Westerloppe, responsable du suivi et du développement individuel des joueurs du Stade rennais - février 2018 / © Photo PQR - Ouest-France - P. Chérel

La commission de discipline de la Ligue (LFP) a annoncé mardi que le Paris SG écope d'une amende de 100 000 euros dans l'affaire du fichage ethnique, révélée par les "Football Leaks". Olivier Létang, président du Stade Rennais et Marc Westerloppe, membre du staff breton, étaient au alors au PSG.

Par Thierry Peigné


Au moment des faits, Marc Westerloppe, le responsable du suivi et du développement individuel des joueurs au Stade Rennais était responsable de la cellule nationale de recrutement du centre de formation du PSG. Il écope de 5 000 euros d'amende avec sursis, tout comme le responsable de la cellule Ile-de-France Pierre Reynaud.

Bertrand Reuzeau, directeur du centre de formation du PSG entre 2013 et 2015, s'est vu infliger une amende de 10 000 euros avec sursis.


"Des maladresses individuelles" et "une négligence collective"

"Au vu des éléments portés à notre connaissance, il est acquis que le PSG n'a pas fait usage de ces fiches à des fins discriminatoires. Il n'y a aucun fait de discrimination qui a pu être relevé", a annoncé Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline de la LFP, lors d'un point-presse. "Ces éléments nous sont apparus comme des maladresses individuelles et ressortent d'une négligence collective", a-t-il ajouté.

L'ancien directeur sportif adjoint Olivier Létang, actuel président du Stade Rennais et le directeur général délégué Jean-Claude Blanc, qui ont également été auditionnés pendant près d'une heure par l'instance disciplinaire du foot pro français, n'ont pas été sanctionnés.

"Ce qui a été sanctionné, c'est l'usage par ceux qui avaient quotidiennement utilisé ces fiches donc les responsables du centre de formation et les recruteurs", a expliqué Sébastien Deneux. "Pour autant en leur qualité de directeurs, ils ont fait peut-être preuve d'une négligence globale sur leur méthode de travail et de fonctionnement du club."


Enquête judiciaire en cours

Le PSG reste sous le coup d'une enquête préliminaire, ouverte par le parquet de Paris il y a deux mois, notamment pour des soupçons de "discrimination fondée sur l'origine, l'ethnie ou la nationalité".

Le 8 novembre, un collectif de médias européens, dont Mediapart et Envoyé Spécial en France, a révélé que de 2013 au printemps 2018, la cellule de recrutement du PSG avait mentionné des critères ethniques dans ses fiches d'évaluation de jeunes joueurs, classés comme "Français", "Maghrébin", "Antillais", "Africain".

Après ces révélations, la Ligue des droits de l'homme (LDH) a porté plainte contre X pour "discrimination" et pour "collecte et traitement de données à caractère personnel faisant apparaître les origines raciales ou ethniques".

Le PSG a plaidé pour sa défense que le fichage ethnique en son sein avait été le fruit d'une "initiative personnelle du responsable" de la "cellule de recrutement du centre de formation, dédiée aux territoires hors Ile-de-France", dirigée à l'époque par Marc Westerloppe, parti début 2018 au Stade Rennais, où Olivier Létang est aujourd'hui président.
 

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