Après l'incendie d'une voiture Bibus et le blocage d'un tram, suspension des transports en commun à Brest ce dimanche

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Les tirs de mortier d'artifice à proximité d'un tram et l'incendie d'une voiture Bibus dans le quartier de Pontanézen, à Brest, ont incité les salariés des transports en commun brestois à exercer leur droit de retrait pour la journée de ce dimanche.

Il n'y a aucun transport en commun ce dimanche 23 janvier. Les salariés des transports publics exercent leur droit de retrait suite aux incidents survenus samedi 22 janvier dans la soirée, dans un quartier de Brest. Depuis plusieurs jours, le quartier de Pontanézen enregistre une série de violences suite à une opération de police.

"Une quinzaine de jeunes mettaient le feu"

Une voiture et des conteneurs ont brûlé, une quinzaine de jeunes mettaient le feu un peu partout dans Ponta. Ils ont aussi lancé des pétards près du tram.

Une habitante de Pontanézen à Brest

Dans un communiqué, la direction de l'entreprise de transport en commun Bibus précise : " Ce samedi 22 janvier aux alentours de 23h, le passage d’une rame de tramway a été empêché au niveau du quartier de Pontanézen à Brest par la pose d’une barrière sur les rails. Des tirs de mortier d’artifice ont également eu lieu. Un véhicule du personnel de Bibus venu en renfort afin de porter assistance à la clientèle a été incendié. Les clients de la rame ont été évacués par le personnel de Bibus et pris en charge dans un autobus. Aucun blessé n’est à déplorer."

L'appréhension des conducteurs de bus

Choqué, le conducteur du tramway a été pris en charge par les pompiers de Brest avant d’être hospitalisé. Contrairement au véhicule de service incendié, le tramway n’a a priori pas subi de gros dégâts. 

Pour l'heure, l'ensemble des transports en commun est à l'arrêt ce dimanche: les services de bus, tramway et téléphérique.

Les représentants du personnel ont prévenu la direction de leur volonté d'obtenir davantage de mesures de sécurité pour retourner travailler demain. Luc Daniel, délégué CFDT de la société Bibus,confirme:  "On veut savoir comment l'entreprise va sécuriser nos conditions de travail pour être au volant d'un bus ou d'un tramway sans être en danger." 

La direction de Bibus rencontrera les syndicats de l'entreprise dès 9h, lundi 24 janvier.  

Le sous-préfet réagit

François Cuillandre, le maire de Brest, a dénoncé les violences de la soirée de samedi. Quant à la préfecture, elle promet une présence plus importante des forces de l'ordre dans le quartier de Pontanézen.

"On peut parler de guet-apens !", s'est indigné Jean-Philippe Setbon, sous-préfet de Brest. Il promet "une montée en puissance au niveau des effectifs [de police] dès cette nuit." 

Le sous-préfet a demandé des renforts de policiers, qui pourraient venir de Rennes.