Arkéa Ultim Challenge. On vous dit tout sur le coût vertigineux des trimarans prêts à s’élancer pour un tour du monde

Les géants des mers, les Ultims, vont s'affronter dans une course épique autour du monde, défiant les limites de la vitesse et de la technologie. Avec des bateaux autour des 12 millions d'euros, des skippers solitaires et des records à briser, cette toute nouvelle aventure maritime promet une compétition audacieuse et des retombées financières records.

Vous avez déjà vu ces géants des mers ? Route du Rhum, Transat Jacques Vabre... les Ultims, ces bateaux gigantesques qui peuvent décoller et voler au-dessus de l’eau, vont cette fois s’affronter dans une course autour du monde, et c'est une première. C’est unique et les chiffres pour arriver à de telles performances sont tout aussi fous.

Six formules 1 des mers sont dans les starting-blocks pour partir depuis et arriver à Brest en traversant les Océans d’Ouest en Est, comme le font les marins du Vendée Globe.

Une mission : le tour du monde en moins de 40 jours

Les skippers en lice sur l'Arkea Ultim Challenge - Brest 2024 seront seuls à la barre de leur géant et ils comptent faire tomber les records de vitesse. Quand les premiers marins du mythique “Vendée” finissent leur tour du monde en un peu moins de 80 jours, les fusées de carbone envisagent de boucler la course en un peu plus de 40 jours. Comme l’avait fait l’équipage de Francis Joyon en 2017. La même année, François Gabart achevait en solitaire la grande boucle en 42 jours sur son Ultim.

Pour l’emporter, les skippers vont devoir éviter la casse de ces monstres de 32 mètres de long et 23 mètres de large. Ce sera leur premier défi. Tom Laperche, qui prend la succession de François Gabart sur SVR Lazartigue, vient de finir 2e de la Transat Jacques Vabre. Malheureusement, en revenant à Concarneau, son quartier général, l’écurie a découvert une faiblesse sur l’avant du bateau. Toute l'équipe s'est donc lancée dans une course contre-la-montre pour réparer leur bateau volant. Et ce n'est pas gratuit. Le coût de ces géants des mers est élevé. 

Lire : "La course est déjà lancée" : Tom Laperche sera bien aligné au départ

12 millions d'euros le bateau

Si les chiffres précis sont tenus secrets, nous avons pu recouper certaines données pour se faire une idée relative de ce que coûte un bateau de la classe Ultim.

Le dernier-né est le SVR Lazartigue dont le projet à quai est piloté par François Gabart. Sur l’eau, le petit prince de la voile passe le relais à un nouveau génie, Tom Laperche. Le tout jeune skipper de 26 ans va bénéficier d’un bateau dont la construction a coûté au moins 12 millions d’euros. Le chiffre donne le tournis.

Parmi les favoris, un autre skipper pilote un bateau à 12 millions d’euros : Charles Caudrelier. Le marin, vainqueur de la dernière Route du Rhum, s’aligne avec son Maxi Edmond de Rothschild. Armel Le Cléac’h, complète le podium des grands favoris. Le skipper du Maxi Banque Populaire XI est à la tête d’un géant qui a coûté également près de 10 millions pour sa construction. 

Pour veiller au grain de ces multicoques hors normes, il faut du monde et encore du budget. Et chaque équipe n’a pas les mêmes moyens. En 2019, l’équipe Sodebo autour de Thomas Coville anticipait un budget de 2,5 millions d’euros pour quatre ans. À la même époque, MACIF prévoyait 5,5 millions d’euros pour quatre ans hors coût des bateaux, selon les infos de BFM Buisness.

200.000 à 400.000 euros pour être sur la ligne de départ

Pour pouvoir participer à l’Arkea Ultim Challenge Brest, le ticket d’entrée n’est pas gratuit. 200.000 euros pour une inscription avant le 1er juillet 2023, 400.000 euros pour une inscription plus tardive. Le coût englobe les moyens nautiques pour orchestrer l’arrivée et le départ depuis le port de Brest. “La logistique d’accueil sur le port de Brest n’est pas simple, ce n’est pas n’importe quels bateaux” sourit une spécialiste du dossier.

Pour ce montant, une assurance est prise pour les bateaux et un dispositif de sécurité 24h/24 est mis en place.

La direction de course a évalué la distance de l'épreuve à 22.000 milles nautiques, soit 40.744 km. Les derniers auront 100 jours pour y arriver. De son côté, le vainqueur empochera 200.000 euros : le montant de sa participation, les retours médias en plus.

Des retombées financières records

Quand François Gabart a battu, en 2017 le record, du tour du monde en solitaire à bord de son ancien Macif, le retour sur investissement a été colossal. Avec un temps phénoménal de 42 jours de course pour ce record, la société Macif a évalué à 21 millions d’équivalence publicitaire, la visibilité d’antenne TV, durant sa course. De quoi mieux comprendre l’investissement mis sur ces bateaux.

Toutes les informations sur la course sont à retrouver sur notre page événementielle et toutes les plus belles images sur la plateforme France.tv

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