Brest. Fierté au pôle voile après la médaille de Camille Lecointre et Aloïse Retornaz aux JO de Tokyo

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Écrit par Catherine Deunf .

La 25è médaille française aux Jeux Olympiques de Tokyo arrive de Brest. Camille Lecointre et Aloïse Retornaz ont remporté le bronze en dériveur 470 ce mercredi 4 août. Au pôle voile de Brest où elles s'entraînent, les fronts étaient au couleur du drapeau tricolore et les yeux brillaient ce matin.

Ils s’étaient réunis au pôle voile de Brest pour suivre la finale de Camille Lecointre et Aloïse Retornaz en dériveur 470 à Tokyo. Famille, amis, les yeux rivés sur l’écran dressé dans un hangar du club où s’entraînent les deux compétitrices.

La seule récompense des bénévoles du pôle, c’est la médaille de nos athlètes.

François Jaouen, président du pôle voile de Brest.

Battre les Anglaises semblait compliqué mais la médaille d’argent était à portée de main. François Jaouen, président du pôle voile de Brest croyait en cette deuxième marche du podium : "La seule récompense des bénévoles du pôle, c’est la médaille de nos athlètes."

Contestation rejetée

Et puis, il y a eu ce passage de bouée sur la fin de la régate. Un passage de bouée tendancieux, où les Anglaises, assurées de l’or, auraient faciliter le passage de l’équipage polonais leur assurant ainsi la seconde marche du podium au détriment des Brestoises. La délégation française a déposé une contestation, mais elle a été rejetée par la fédération internationale de voile.

Ça fait 15 ans qu’Aloïse rêve des JO

Niels Boucard, compagnon d'Aloïse Retornaz.

Camille Lecointre et Aloïse Retornaz reviendront donc avec une médaille de bronze. "Elles ont quand même une médaille", souligne Michèle Retornaz, mère d'Aloïse, dépitée par la manœuvre britannique.

Niels Boucard, le compagnon d'Aloïse Retornaz, est, lui, radieux : "Une médaille olympique, c’est génial. C’est un soulagement. Ces deux derniers jours, c’était insupportable. Ça fait 15 ans qu’Aloïse rêve des Jeux Olympiques."

"Bravo les filles, on a tremblé jusqu’au bout"

Peinture bleu, blanc, rouge sur le front, tous saluent l’exploit des "filles" à 10 000 kilomètres de là. "Bravo les filles, on a tremblé jusqu’au bout", les remercie Charlotte Yven du club.

Catherine Lecointre, la mère de Camille, abonde : "Depuis le temps qu’elle est dans le circuit, il faut qu’il y ait de la réussite au bout. Une deuxième médaille aux JO, c’est super !"

Cette 25è médaille remportée par la France aux JO de Tokyo effacera peut-être le goût amer laissée par la 4è place du duo Lecointre-Retornaz lors des championnats du monde au Portugal en mars dernier.

"J’espère que ce n’est pas fini. C’est une étape. Dans trois ans, on va voir", avance Jean-Marie Retornaz, le père d’Aloïse, fier de sa fille à qui il a inculqué le goût de la voile. "Quand on est en Bretagne, on ne fait pas de l'alpinisme, s'amuse-t-il. On fait de la voile."

"Peut-être de l’or pour les JO de 2024 en France à Marseille", enchérit Catherine Lecointre.

Impossible d’augurer si Camille et Aloïse participeront en duo aux prochains Jeux Olympiques. Tout reste possible, de la compétition en solo, un autre type de bateau… L’avenir le dira.

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