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Brest : rassemblement de policiers après le suicide d'un collègue

Plus d'une centaine de policiers se sont rassemblés mercredi devant le commissariat de Brest pour réclamer une "enquête indépendante", après le suicide d'un collègue la semaine dernière. Le Préfet du Finistère a demandé au Directeur Général de la Police Nationale de diligenter un audit.
Rassemblement en silence de policiers à Brest
Rassemblement en silence de policiers à Brest © France 3 Bretagne
 Le brigadier-major agé d'une cinquantaine d'années s'est donné la mort vendredi à son domicile, sans utiliser l'arme de service. "Nous demandons une enquête indépendante de l'IGPN, avec l'intervention de médecins et psychologues", a indiqué Laurent Le Roux, responsable régional du syndicat Unité SGP Police. Selon le syndicaliste, affirmant parler au nom de l'ensemble des syndicats, des gardiens de la paix, officiers et personnels administratifs, il existe depuis longtemps à Brest "un climat très pesant lié a un contexte général de pressions, d'objectifs exigés par la hiérarchie, de collègues qui n'ont plus les moyens de mettre en oeuvre tout ce qu'on leur demande". "Il y a beaucoup de stress, et certains craquent", a ajouté M. Le Roux, ajoutant qu'après "la colère contenue, on demande des comptes". 


Le préfet demande un audit

Selon le syndicaliste, l'administration "a cherché des causes privées a ce décès, ce qui est inadmissible". Le Préfet du Finistère a demandé au Directeur Général de la Police Nationale de bien vouloir diligenter "un audit approfondi de situation sur ce dramatique événement". Le Directeur Général de la Police Nationale a mandaté l’Inspection Générale de la Police Nationale pour réaliser "rapidement" cet audit.

Pas de lettre pour expliquer le geste

Pour Daniel Amsellem, commissaire central, "l'enquête d'environnement n'a pas débuté, et je déments formellement que l'administration ait pu dire que ce suicide était lié a des soucis personnels". "Pour garantir son objectivité auprès du personnel, j'ai demandé à ce l'enquête soit confiée à l'IGPN", a précisé le commissaire, qui reconnaît que les fonctionnaires "ressentent beaucoup de pressions car nous avons des impératifs de sécurité publique qui sont toujours plus difficiles". Le policier a indiqué que le brigadier major n'avait pas laissé de lettre pour expliquer son geste.
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