Brest. Une décision de justice redonne espoir aux étudiants en médecine éliminés par leur épreuve d'anglais

Eliminés par une épreuve d'anglais en ligne très contestée, des étudiants en première année de médecine à Brest ont déposé un recours. Le tribunal administratif de Rennes leur a donné raison ce vendredi. Mais le combat n'est pas terminé.

Statue au palais de justice de Rennes en 2017
Statue au palais de justice de Rennes en 2017 © LOIC VENANCE / AFP

C’est le soulagement pour ces six étudiants en médecine de Brest. Eux qui ont choisi le parcours spécifique santé (PASS), fruit de la réforme des études de santé, n'ont pas la possibilité de redoubler. Or, ils avaient tous été éliminés, en mai dernier, par une épreuve d’anglais en ligne.

 A la suite d’un recours déposé, le tribunal administratif a rendu sa décision ce vendredi après-midi : l’Université devra décider de nouvelles mesures de régularisation. Ces étudiants ne sont plus "éliminés".

Le combat n'est pas terminé

Attention, ils ne sont pas forcément tirés d’affaire. "Il reste une part d’ombre, confie quand même Me Pauline Coirier, l’avocate de 5 requérants. Le Jury va se réunir à nouveau, en début de semaine prochaine probablement. Les membres du jury ont plusieurs solutions, neutraliser l’ensemble du module, jouer sur les notes, ou autres. C’est leur décision".

Les étudiants et leurs parents satisfaits….

Pour le père d’un des étudiants concernés, « c'est satisfaisant, la justice est passée, mais j’étais confiant, car il y avait beaucoup de négligence de l’Université, qui refusait de dialoguer  avec nous. De plus l’outil pour les épreuves d'anglais était inadapté, défectueux, sans contrôle d’identité, facile à contourner et l’Université n’a jamais essayé de trouver une solution ».

… mais méfiants pour la suite

Les étudiants devraient donc pouvoir poursuive leurs examens. Certains doivent aller aux oraux de rattrapage. « Comment faire pour qu’il y ait une garantie d’équité ? questionne le père d’un étudiant. Dans cette affaire, il y a me semble-t-il une forte question d’ego. La possibilité d’une vengeance, aux épreuves de rattrapage mais aussi pour les années suivantes, est parfaitement plausible ».

"La confiance est totalement rompue avec le président de l'UBO et le président du jury", ajoute une maman. 
La suite des examens, et même de la carrière universitaire de ces étudiants, s'annonce tendue. 

Une épreuve d'anglais contestée

Pour cet examen d’anglais, basé sur des quizz à effectuer en ligne sur la plateforme Mischool, il fallait obtenir 12 sur 20 de moyenne et consacrer au moins 20 heures pour obtenir validation. Certains étudiants ont contourné l'obstacle.

Des dysfonctionnements et soupçons de fraude en lien avec cette épreuve avaient été mis en évidence dès le mois de mars.

 

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