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Après Brest, le dépôt pétrolier de Lorient est aussi débloqué par les gilets orange

Le dépôt pétrolier de Brest débloqué le mardi 4 décembre 2018 / © C Aubaile - France 3 Bretagne
Le dépôt pétrolier de Brest débloqué le mardi 4 décembre 2018 / © C Aubaile - France 3 Bretagne

Les deux dépôts pétroliers bloqués pendant une semaine sont désormais accessibles. A Brest et à Lorient, les chefs d'entreprise et salariés qui les bloquaient ont décidé de quitter les lieux. Le gouvernement a annoncé reporter la taxation du carburant pour les engins de chantier.

Par M Thiébaut

"On s'en va", a déclaré l'un des organisateurs du mouvement des "gilets orange", en lutte contre la taxe carbone appliquée au gazole non routier (GNR). Ce dernier permet de faire tourner les engins de chantier avec un carburant moins cher : environ 0,80 €/litre et cela devait passer à 1,30 €/litre en janvier 2019. Depuis une semaine, des entreprises de travaux publics bloquaient le dépôt de Brest aussi bien que celui de Lorient.

Résultat, de nombreuses stations essence n'ont pas pu s'approvisionner. D'autant que, comme à chaque risque de pénurie, de nombreux conducteurs sont allés faire le plein en prévision, accentuant ainsi la situation.
 

Risque de poursuites et de dommages et intérêts


A Lorient, la société gestionnaire du dépôt de carburant a poursuivi devant le tribunal de commerce deux chefs d'entreprise qui faisaient barrage. L'audience a eu lieu ce mardi matin et la décision du Tribunal sera rendu la semaine prochaine. Le gestionnaire du dépôt réclame au minimum 100 000 euros de dommages et intérêts aux bloqueurs. 
 
 

"Ils savent de quoi on est capables"


De leur côté, les manifestants de Brest craignent aussi des suites judiciaires, soulignant que les plaques d'immatriculation des véhicules barrant l'accès, avaient été relevées.

Ils estiment par ailleurs que l'annonce du gouvernement ce mardi midi est la garantie qu'ils pourront continuer de bénéficier de carburant détaxé. "On juge satisfaisant le moratoire de six mois, en sachant bien que si on n'a pas ce qu'on veut (le maintien du GNR), on reviendra. Ils savent de quoi on est capables", ont-ils ajouté.
 

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