L'antenne-relais pour "les accros au téléphone qui veulent regarder Netflix à la plage" va rester à Porspoder

L'association pour la protection de la Côte des Légendes a perdu. Sa demande de faire démonter l'antenne relais implantée sur la commune de Porspoder, sur la pointe Finistère, a été rejeté ce 1ᵉʳ mars, le tribunal de Rennes.

L'association APPCL, pour la promotion et la protection de la Côte des Légendes, avait attaqué la commune de Porspoder (Finistère) et le groupe Orange pour ne pas avoir ordonné le démontage de l'antenne-relais implantée à Mesdoun depuis 2021.

L'antenne relais à proximité des Dolmen

Ce pylône 5G situé dans "dans le périmètre de protection du dolmen de Poulyot" selon l'APPCL est "à proximité immédiate de deux monuments historiques". L'association et plusieurs collectifs s'indignaient depuis 2021 contre cette "construction illégale au regard de la loi littoral".

L'association maintenait que le pylône avait été "irrégulièrement implanté" puisqu'un permis de construire était "nécessaire", et non une simple déclaration préalable de travaux. 

Déterminée à "absolument faire entendre le droit", l'APPCL avait été "contrainte" de saisir la justice. "Nous n'avions initialement pas l'intention de porter cette affaire devant les tribunaux mais seulement d'informer l'équipe municipale des irrégularités manifestes du projet d'Orange", explique l'association. Le dossier "profondément lacunaire voire mensonger" de la société était en effet entaché d'une "illégalité flagrante".

Mis à part permettre aux accros au téléphone mobile de pouvoir regarder Netflix à la plage, nous défions quiconque de trouver un autre intérêt à ce déploiement incontrôlable et incontrôlé.

Association APPCL

Selon le tribunal de Rennes, "la construction (...) a été autorisée par un arrêté du maire devenu définitif et qui a donc conféré des droits à sa bénéficiaire".

D'après la juridiction, "il n'est pas démontré ni même allégué que l'antenne-relais n'aurait pas été réalisée conformément à cet arrêté. Contrairement à ce que soutient l'association, la commune ne disposait d'aucun pouvoir lui permettant d'ordonner légalement le démontage d'une construction régulièrement édifiée."

L'APPCL devra donc verser 200 € à la commune et autant à Orange pour leurs frais de justice dans cette affaire. "Mis à part permettre aux accros au téléphone mobile de pouvoir regarder Netflix à la plage, nous défions quiconque de trouver un autre intérêt à ce déploiement incontrôlable et incontrôlé d'antennes-relais tous les 500 mètres sur le territoire français", s'agace l'association de protection de ce territoire.