La carte marine et les 300 ans du SHOM

Le 19 novembre 1720 était créé le Dépot des cartes et plans de la marine, dont le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine est l'héritier aujourd'hui. Trois siècles d'hydrographie française, avec pour mission la description et la prévision de l'océan.

A l'occasion des 300 ans du Shom, plongez dans l'histoire des cartes marines.
A l'occasion des 300 ans du Shom, plongez dans l'histoire des cartes marines. © SHOM

La France, consciente des enjeux de la connaissance des océans, a été le premier Etat à se faire doter d'un service hydrographique national avec la création, le 19 novembre 1720, du Dépôt des cartes, plans et journaux de la Marine. 

Entre le 13ème et le 17ème siècle, l'expansion du commerce entraîne le lancement de grandes expéditions maritimes qui s'accompagnent d'une culture de la carte marine nouvelle. Les navigateurs rapportent des informations précieusement reccueillies et transmises aux carthographes, qui les reportent sur des parchemins en les agrémentant souvent de créatures imaginaires car la mer est le lieu par excellence de la peur. 

A cette époque de grandes découvertes, les cartes sont à la fois des outils de connaissance, des instruments de pouvoir, et des objets artistiques. 

 

La révolution scientifique 

L'imagination va céder le pas à la science. A partir du 18ème siècle, tout va basculer avec l'invention de l'horloge marine. Grâce à ces horloges, on peut relever l'heure de départ et la conserver ce qui permet de calculer la longitude à bord des navires.

C'est à partir de ce moment que l'on élabore des cartes qui sont construites scientifiquement sur des coordonnées géographiques stables. C'est la fin du système des cartes marines à l'estime. 

C'est le Shom (Service Hydrographique et Océanographique de a Marine), établissement public sous tutelle du ministère des Armées, qui est l'héritier de toute cette histoire. En 1971, l'établissement principal est construit à Brest.

Placé sous l'autorité du chef d'état-major de la Marine, le Shom reçoit de nouvelles attributions en matière d'océanograhie physique. Un centre militaire d'océanographie (CMO) est créé en 1990. Son objectif : founir aux forces navales une meilleure connaissance de l'environnement océanique. 

© SHOM

 A l'occasion de ses 300 ans d'existence, le Shom a rendu hommage au père de l'hydrographie moderne : Charle-François Beautemps Beaupré, cet illustre inconnu qui, à la fin du 18ème et au début du 19ème siècle, a révolutionné l'hydrographie et réalisé des cartes marines qui ont ébloui son époque. Jamais auparavant il n'y avait eu des représentations aussi fiables et détaillées du monde marins et de ses dangers. 

Charles-François Beautemps Beaupré a jeté les bases de l'hydrographie telle qu'on l'a pratiquait pendant plus d'un siècle, de la fin du 18ème jusqu'au milieu du 20ème. On opérait avec des techniques très proches de celles mises en œuvre par Beautemps Beaupré

Laurent Kerléguer, Directeur du SHOM

Partons à la découverte de sa méthode et de ses cartes, en visitant les archives du SHOM et en découvrant la bande dessinée qui lui est consacrée avec ses deux auteurs, Malo Durand et Erwan Le Bot.

 

Aujourd'hui, on voit encore de nouvelles évolutions technologiques transformer les méthodes d'hydrographie : le sondeur multifaiseaux, la carte électronique, le positionnement par satellites, l'imagerie spacial... 

Les missions du Shom ont évolué au cours du temps et encore aujourd'hui. Il développe et étend ses activités vers de nouvelles causes environnementales : risques de submersion marine, protection et aménagement du littoral, énergies marines du futur. 

 

Plongez dans ce monde des cartes marines, qui sont, aujourd'hui comme hier, de splendides et formidables invitations aux voyages...

Pour voir le replay de l'émission Littoral, Le Magazine des gens de mer 👇

Littoral, le Magazine des gens de mer. Les cartes marines

 

 

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